Le prix Nobel Jules Hoffmann à l'Académie française

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/03/2012 à 17H32
Jules Hoffmann remplace Jacqueline de Romilly au fauteuil n°7 de l'Académie française

Jules Hoffmann remplace Jacqueline de Romilly au fauteuil n°7 de l'Académie française

© JONATHAN NACKSTRAND/AFP

Le biologiste Jules Hoffmann, prix Nobel de médecine en 2011 pour ses travaux sur le système immunitaire, a été élu jeudi à l'Académie française au fauteuil de l'illustre helléniste Jacqueline de Romilly.

Jules Hoffmann a été élu au premier tour par 17 voix sur 23 votants contre une voix à Michel Le Guern. Deux bulletins blancs et trois bulletins blancs marqués d'une croix ont été aussi enregistrés, a précisé l'Académie française.

Déjà membre de l'Académie des sciences depuis 1992, le nouvel immortel rejoint ainsi sous la Coupole son "confrère" biologiste François Jacob, 91 ans, prix Nobel de médecine en 1965, élu à l'Académie française en 1996.

Né au Luxembourg, dans la petite ville d'Echternach, le 2 août 1941, entré au CNRS en 1964, Jules Hoffmann a obtenu la nationalité française en 1970.

Jules Hoffmann lors de son discours à la remise de son Prix Nobel de Médecine, le 3 octobre 2011 à Stockholm

Jules Hoffmann lors de son discours à la remise de son Prix Nobel de Médecine, le 3 octobre 2011 à Stockholm

© JONATHAN NACKSTRAND/AFP

Couronné le 3 octobre 2011 par le prix Nobel de médecine, avec l'Américain Bruce Beutler et le Canadien Ralph Steinman, Hoffmann a su montrer l'importance d'une première ligne de défense contre les micro-organismes, que l'homme partage avec les insectes, en étudiant le système immunitaire de la mouche du vinaigre.

Peu avant le Nobel, il avait reçu la médaille d'or du CNRS, une des plus prestigieuses distinctions scientifiques françaises, et a été récompensé par plusieurs autres prix scientifiques pour la seule année 2011.

Dans les années 70, il a créé le laboratoire "Réponse immunitaire et développement chez les insectes" à l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire du CNRS à Strasbourg, dont il a été directeur de 1994 à 2006.