Le grand écrivain américain James Salter est décédé

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/06/2015 à 17H31, publié le 20/06/2015 à 11H30
L'écrivain américain James Salter sur la coiuverture de son livre "Tout ce qui n'est pas écrit disparaît" (Editons de l'Olivier)

L'écrivain américain James Salter sur la coiuverture de son livre "Tout ce qui n'est pas écrit disparaît" (Editons de l'Olivier)

© Editions de l'Olivier

James Salter, grand nom de la littérature américaine contemporaine et écrivain rare avec seulement six romans publiés en soixante ans, est décédé vendredi à l'âge de 90 ans, a-t-on appris samedi auprès de son éditeur français Olivier Cohen, patron des Editions de L'Olivier.

L'écrivain américain, qui vivait à Bridghampton (Etat de New York), est décédé en faisant "une séance de gymnastique", a précisé l'éditeur français, confirmant des informations des médias américains.

Les éditions de L'Olivier viennent de publier la traduction française du tout premier roman de James Salter, "Pour la gloire", paru sous le titre "The Hunters" en 1956 aux Etats-Unis. Dans ce livre, fortement autobiographique, Salter, ancien pilote de l'US Air Force, raconte le quotidien des pilotes de chasse pendant la guerre de Corée. 

L'armée, la guerre puis l'écriture

Salter, né le 10 juin 1925 à New York sous le nom de James Horowitz, formé à la prestigieuse académie militaire de West Point, avait intégré le Pentagone après la guerre. Affecté en France, il avait alors commencé à écrire puis s'y était consacré totalement en démissionnant de l'Armée après la publication de son premier roman, qui a été porté à l'écran en 1958 par Dick Powell, avec Robert Mitchum (sous le titre "Flammes sur l'Asie"). 

"L'idée d'être écrivain, est de faire du grand amoncellement des jours quelque chose qui durerait", dit-il à cette époque. 

En 1967, son troisième roman, "Un sport et un passe-temps", dont l'intrigue se déroule en France, le fait connaître à l'étranger. Suivent "Un bonheur parfait", "L'Homme des hautes solitudes" ou encore un recueil de nouvelles, "American Express", prix PEN/Faulkner en 1988.

Distingué pour l'ensemble de son oeuvre par l'Académie américaine des Arts et des Lettres, il a publié son autobiographie, "Une vie à brûler", en 1998. Toute une génération de romanciers dont Jim Harrison, Richard Ford, John Irving et Bret Easton Ellis, dont les genres sont si différents, portaient Salter aux nues.

Son dernier roman, "Et rien d'autre", est paru en 2014 évoquait de nouveau le souvenir de la guerre mais aussi la quête de l'amour parfait, le désenchantement, la gloire et son insignifiance. Acclamé dans le monde entier, ce roman avait notamment été élu en septembre 2014 "livre étranger préféré des libraires" français.