On imagine un complexe hôtelier, récemment construit aux confins d’un archipel ensoleillé. Le jour de l’inauguration, des autocars climatisés acheminent sur place un premier groupe de vacanciers. Nous découvrons en même temps qu’eux ce cadre idyllique, d’assez loin d’abord avant d’épier leurs réactions de plus près. Comme s’il s’agissait des cobayes d’une expérience grandeur nature sur le bonheur. Et comme si nous les observions par caméras de surveillance interposées, assistant depuis la régie au montage des séquences de leur oisiveté obligée. Puis tout commence à se détraquer.

Le début de quelque chose emprunte à l’imaginaire commun des vacances pour mieux en dérégler tous les sens. Au cœur de cette temporalité immobile, apaisante, protectrice, Hugues Jallon réussit à semer progressivement le doute, puis le trouble, avant que la terreur ne gagne la partie. Et, avec un sens de la dramatisation implacable, il transforme notre utopie la plus familière en un cauchemar éveillé.

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