352 p. - 21 €

« Charlemagne venait d’avoir vingt ans. La République proclamée demandait un nouvel effort aux citoyens. Napoléon III était allé chercher la mort à Sedan et n’avait trouvé qu’une honteuse capture. Le décret du 14 octobre mobilisait les célibataires de son âge et les veufs sans enfants, jusqu’à quarante ans. En quatre mois, après Sedan, le pays qui n’avait plus d’armée réussit à organiser la mise en marche d’un million d’hommes. La guerre était dans l’ordre des choses  : chaque génération en avait connu une ; à l’exemple de ses aïeux, Charlemagne fit ses bagages, pansa les bêtes comme à son habitude, et prit le chemin de Mérives avant l’aube, tandis que la ferme sommeillait encore. »

 

Né dans une ferme pauvre des environs de Lyon, Charlemagne va connaître le destin exceptionnel d’un enfant de la République littéralement brûlé par l’ambition. Puissant, dur au mal et sans grande considération pour les obstacles, cette force de la nature fera des sillons maigres de la terre de France le socle d’une industrie naissante. Se savoir obéi dès le plus jeune âge et porter cet étrange patronyme détermine-t-il la place d’un homme dans le monde ? Mais que reste-il d’un empire, une fois le tyran tombé ?

Vaste saga historique et familiale, L’Affaire des vivants, premier roman de Christian Chavassieux à paraître aux Éditions Phébus, est aussi le portrait épique d’un pays au carrefour de son histoire.

L'affaire des vivants
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