La seconde vie des livres de Bernard Pivot à la Bibliothèque de Quincié-en-Beaujolais

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 20/04/2011 à 09H50
La seconde vie des livres de Bernard Pivot à la Bibliothèque de Quincié-en-Beaujolais

La seconde vie des livres de Bernard Pivot à la Bibliothèque de Quincié-en-Beaujolais

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Qu'on le sache : le journaliste et critique littéraire Bernard Pivot n'est pas un égoïste ! La preuve : lui qui reçoit chaque année des centaines de livres en redistribue la plupart à ses proches mais aussi et surtout à la bibliothèque de Quincié-en-Beaujolais qui porte son nom depuis 1994. C'est là, dans cette commune de 1176 habitants, que l'amoureux des livres a passé son enfance. 

Petit retour en arrière : Bernard Pivot est né en mai 1935 à Lyon, car à l'époque, ses parents tenaient une épicerie à Lyon. Mais la guerre éclate, et le père de Bernard doit partir sur le front. Sa mère décide alors de retourner dans la maison familiale à Quincié-en-Beaujolais. C'est là que Bernard Pivot débutera sa scolarité. Car en1945, avec le retour se son père, la famille retourne à Lyon où le jeune Bernard intègre à 10 ans une pension religieuse. Il y découvre le sport, où il excelle, tout comme le français et l'histoire. Pour le reste, l'élève Pivot affiche des résultats "médiocres". Cela ne l'empêchera pas de sortir quelques années plus tard vice-major du Centre de formation des Journalistes de Paris. Sa carrière commence au Progrès à Lyon, puis au Figaro Littéraire. Elle passera par le Figaro quotidien, le magazine Lire, la télévision aussi avec "Ouvrez les guillemets" sur ce qui était alors (1973) la Première Chaîne. En janvier 1975, avec l'éclatement de l'ORTF, c'est la cultissime "Apostrophes" sur Antenne 2 qui voit le jour. L'aventure se poursuivra jusqu'en 1990 avant de devenir un "Bouillon de culture". Et Quincié-en-Beaujolais dans tout ça ? Le gourmand de mots revient régulièrement dans la maison familiale. Il possède d'ailleurs des vignes. Une cuvée de Beaujolais-Villages a d'ailleurs été réalisée en 2011 à son nom. Rien d'étonnant à cela finalement : les mots et les vins partagent ce point commun d'être un nectar qui passe tous deux par la bouche !

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