Joann Sfar : "J'ai eu peur de dessiner mon père"

Par @Culturebox
Mis à jour le 23/09/2016 à 10H28, publié le 20/09/2016 à 11H23
André Sfar, le père de Joann Sfar, était un vrai personnage de roman.

André Sfar, le père de Joann Sfar, était un vrai personnage de roman.

© France 3 Culturebox

Toujours aussi prolifique, Joann Sfar se dévoile cette fois dans "Comment tu parles de ton père" (Albin Michel), un récit autobiographique où l’auteur du "Chat du Rabbin" évoque son enfance niçoise marquée par le décès de sa mère et la présence d’un père plein de panache qui est mort voilà deux ans, en laissant un grand vide derrière lui.

En cette fin d’été 2016, Joann Sfar est partout. Sur les cimaises, à l’Espace Dalí à Paris pour "Une seconde avant l’éveil" , une exposition de peintures et de dessins inspirés par le peintre surréaliste. Dans les librairies, où le lecteur aura le choix entre : une BD "Fin de la parenthèse" (Ed. Rue de Sèvres) dans laquelle Sfar rend encore un vibrant hommage à Dalí ; un roman, "Le Niçois" (Michel Lafon) qui peut être lu comme un préliminaire au récit autobiographique "Comment tu parles de ton père" (Albin Michel) où le lecteur découvre l’enfance niçoise de Joann Sfar avec comme figure centrale, son père, André Sfar, décédé il y a deux ans, quand l'auteur avait 40 ans.
Couverture livre Joann Sfar "Comment tu parles de ton père" © Albin Michel
Invité du Soir 3, Joann Sfar évoque son père, un homme qui avait tout du séducteur méditerranéen. Il a commencé dans la vie en portant "des caisses de bonbons dans les usines avant de devenir avocat des putes, puis des truands et enfin des banques" (voir l'interview dans Elle). Mais André Sfar était aussi un politicien, opposant de Jacques Médecin, le maire de Nice (de 1965 à 1990). Un personnage flamboyant et complexe dont l'attitude changea après la mort de sa femme, vingt-trois ans plus jeune que lui et qui décéda dans des circonstances mystérieuses quand Joann Sfar était âgé de trois ans. 


"Comment tu parles de ton père" de Joann Sfar
Ed. Albin Michel, 160 pages, 15 euros