Laferrière, Trouillot, Orcel et Wêche : la riche rentrée littéraire haïtienne

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/01/2016 à 10H43, publié le 14/01/2016 à 17H17
La riche rentrée littéraire haïtienne

La riche rentrée littéraire haïtienne

© FranceÔ / culturebox

En attendant un nouveau roman de René Depestre en février, plusieurs écrivains haïtiens ont choisi ce début 2016 pour proposer des fictions où le réel et l’imaginaire se télescopent allègrement.

Un cadavre qui parle, un bar où convergent rêve et réalité, une capitale qui brasse riches et pauvres… les romans haïtiens de janvier 2016 nous livrent dans le flux des langues, des fictions au registre inépuisable. La surprise vient cette fois-ci d’un nouvel écrivain, Evains Wêche.

Reportage : Christian Tortel, Mourad Bouretima, Bernard Blondeel. Montage : Monique Bergeron. Mixage : Sylvie Lemaire

Wêche est animateur culturel, dentiste, car un travail ne suffit pas et auteur d’une premier roman traversé par le grand brassage d’argent et de sexe entre nantis et peuples en survie dans les rues de Port-au-Prince.

Kannjawou est un mot créole qui désigne une fête vaudou d’abondance et de partage. Trouillot en fait le nom d’un bar où ce rêve butte sur un réel oppressant.

Makenzy Orcel, nous l’avions rencontré en résidence d’écriture en Normandie il y a quatre ans. Il commençait l’écriture de "L’Ombre animale", un roman où la narratrice est un cadavre qui parle. Dans la mythologie vaudou, le mort détient la vérité…

Cette profusion haïtienne est confirmée par l’académicien Dany Laferrière qui publie "Mythologies américaines", recueil de plusieurs romans dont le premier "Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer".


Evains Wêche "Les brasseurs de la ville" Editions Philippe Rey. 17€

Lyonel Trouillot "Kannjawou" Editions Actes Sud. 18€

Makenzy Orcel "L'ombre animale" Editions Zulma. 20€

Dany Laferrière "Mythologies américaines" Editions Grasset. 22€