Le prix Femina proclamé à la mi-journée

Par @Culturebox
Publié le 03/11/2014 à 08H57
Le jury du prix Femina en 2006 (archives)

Le jury du prix Femina en 2006 (archives)

© Jack Guez / AFP

Les dames du Femina doivent proclamer lundi à la mi-journée les lauréats de leurs prix français et étranger, disputés chacun par cinq finalistes, parmi lesquels Yanick Lahens, Antoine Volodine ou la Polonaise Grazyna Jagielska.

Le Femina, au jury exclusivement féminin, couronne aussi des essais. Huit sont en lice lundi, dont la biographie de Sigmund Freud par l'historienne et psychanalyste Elisabeth Roudinesco (Seuil).
 
Le jury délocalisé au Cercle Interallié
 
Les jurées se réunissaient ces dernières années à l'hôtel de Crillon, actuellement en travaux. "Délocalisées" en 2013 à l'hôtel Meurice, elles l'ont  boycotté cette année en raison des déclarations du sultan de Brunei, propriétaire de l'établissement, qui prône l'entrée en vigueur de la charia  dans le sultanat. Elles ont élu domicile au Cercle Interallié, rue du faubourg  Saint-Honoré, où elles avaient siégé de 1980 à 1994.
 
Ce prestigieux prix littéraire a été créé en 1905 par le magazine "La Vie heureuse", soutenu par un autre titre phare de la presse féminine de l'époque, "Femina", afin de distinguer des femmes et de faire contrepoids aux messieurs du Goncourt. Avec le temps, les dames du Femina n'ont plus boudé les lauréats masculins...
 
Les finalistes

Les finalistes des romans écrits en français sont Yves Bichet, avec  "L'homme qui marche" (Mercure de France), Marie-Hélène Lafon, avec "Joseph" (Buchet-Chastel), l'Haïtienne Yanick Lahens, avec "Bain de lune" (Sabine Wespieser), Antoine Volodine, avec "Terminus radieux" (Seuil), et Eric Vuillard, avec "Tristesse de la terre" (Actes Sud).
 
Côté étranger, le prix est disputé par l'Irlandais Sebastian Barry, avec "L'homme provisoire" (Joëlle Losfeld), l'Américaine Jennifer Clement, avec  "Prière pour celles qui furent volées" (Flammarion), la Polonaise Grazyna  Jagielska, avec "Amour de pierre" (Les Equateurs), le Britannique Nell Leyshon, avec "La couleur du lait" (Phébus) et l'Israélienne Zeruya Shalev, avec "Ce qui reste de nos vies" (Gallimard).
 
En 2013, le prix Femina avait été attribué à la Camerounaise Leonora Miano pour "La saison de l'ombre" (Grasset) et, côté étranger, à l'Américain Richard Ford pour "Canada" (L'Olivier).