Milan Kundera est né à Brno, en Tchécoslovaquie en 1929 dans une famille musicienne. Sa jeunesse eut pour vocations la musique et l’art moderne. C’est  en 1958 qu’il inaugure, avec une nouvelle Risibles amours, qu’il se consacre à l’écriture. D’emblée, il donnera dans cette première prose l’esprit de toute son œuvre qui dévoile le comique des choses dites sérieuses. La Plaisanterie (1967) par ses métaphores érotiques est dans le droit fil de ce parti pris. A travers cette  vision existentielle, il construit une esthétique singulière du roman, fondée sur la variation et la polyphonie. L’invasion russe en 1968  bannit tous ses livres et Milan Kundera perd  son poste à l’Institut cinématographique de Prague. Les romans qui suivront seront édités en France où,  Milan Kundera s’installe en 1975, invité à Paris comme professeur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il développe, dans une pièce de théâtre intitulée Jacques et son maître, hommage à Denis Diderot, une attention aux plus anciens héritages de Rabelais et Sterne. Les traductions de ses romans   entièrement revues par l’auteur entre 1985 et 1987, ont la même valeur d’authenticité que le texte tchèque.

 

 

Editions

- Gallimard 1975 Folio

- Collection Blanche / Gallimard (2012)

- in Œuvre, Volume 1, La Pléiade / Gallimard (2011)

 

 

Adaptations

Cinéma

- La Plaisanterie (2000) comédie dramatique tchécoslovaque en noir et blanc réalisée en 1968 par Jaromil Jirès et  adaptée du roman de Kundera pendant la période du Printemps de Prague

 

Télévision

- Dans l’émission « Actualité littéraire » du 31/10/1968, Milan Kundera présente La plaisanterie (http://www.ina.fr/video/I04091605)

 

Radio

- Emission spéciale réalisée au Marathon des mots de Toulouse (25/06/2011) : Raphael Enthoven lit un extrait de La Plaisanterie puis s’entretient avec Alain Finkielkraut à propos de Kundera (http://www.franceculture.fr/emission-emissions-speciales-marathon-radiophonique-milan-kundera-2eme-partie-2011-06-25.html)

- Emission « Répliques » par Alain Finkielkraut (09/04/2011) avec Alain Finkielkraut, Dominique Fernandez et François Ricard, réunis à l’occasion de la parution en Pléiade des Œuvre de Milan Kundera. (http://www.franceculture.fr/emission-repliques-milan-kundera-dans-la-pleiade-2011-04-09.html)

 

 

Anecdotes

- A propos de la parution en Pléiade : ce coffret noir, rehaussé d’un portrait gravé par Wilhem Hoffmeister, garde, dans sa différence toute la distinction des volumes de la collection, et pourtant il  s’agit d’une sorte de Pléiade à l’envers. Avec une attention qui les honore, Hugues Pradier, directeur de la collection, et François Ricard, responsable de l’édition de l’Œuvre (volontairement au singulier), ont scrupuleusement respecté les positions esthétiques développées par Kundera dans ses essais (L’art du roman, 1985 ; Les Testaments trahis, 1993 ; Le Rideau, 2005 ; Une rencontre, 2009). Tout ce qui fait d’habitude la spécificité de la collection a disparu, hormis l’élégance du coffret.(http://blogs.rue89.nouvelobs.com/balagan/2011/03/23/l-oeuvre-sur-papier-bible-de-kundera-vous-avez-dit-pleiade-196436)

 

Analyses, découvertes

- Etude du hasard à l’œuvre chez Milan Kundera par Thierry Parent : http://www.erudit.org/revue/etudfr/2005/v41/n2/011382ar.html

- Etude de l’universitaire Katarina Melic, « Kundera : (im)moralisme du roman » : http://www.fabula.org/colloques/document1337.php

- Etude croisée des contre-utopies de Roth et de Kundera face à l’histoire, par l’universitaire Vanessa Besand : http://www.fabula.org/revue/document6619.php

- Fiche de lecture : http://littexpress.over-blog.net/article-milan-kundera-la-plaisanterie-90604580.html

 

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