192 p. - 13,00 €

Roman d’éducation, saga au succès mondial, le récit potterien a pris deux formes, égales en dignité : les romans et les films. Les films, plus concis, facilitent l’analyse et permettent de tirer les leçons d’une œuvre qui parle à la fois de politique et de morale. L’accent sera mis sur eux.
Voldemort illustre ce qui arrive quand un mage se laisse fasciner par ses propres pouvoirs. Confrontés au Maître des Ténèbres, les sorciers doivent s’interroger sur ce qui l’a rendu possible et sur les moyens d’empêcher le retour d’une telle épreuve. La réponse politique commence par l’état de droit, tel que la philosophie classique l’a conçu. La réponse morale s’inspire des Anciens : celui qui agit injustement se fait d’abord du mal à lui-même. Son âme se brise son corps devient bestial.
Le monde de la magie permet de comprendre la société capitaliste actuelle. Les références anciennes sont revivifiées par une interrogation moderne les sorciers ont des pouvoirs fondés sur un savoir des enchantements : quelle relation doit s’établir aujourd’hui entre savoirs et pouvoirs ? Quelle que soit la réponse, elle devra reposer sur un idéal incontournable : la tolérance.

Harry Potter. A l’école des sciences morales et politiques - harry-potter-a-lecole-des-sciences-jean-claude-milnercouv.jpg