Uderzo et sa fille : la zizanie, c'est fini

Par @Culturebox
Publié le 26/09/2014 à 11H12
Albert Uderzo et sa fille Sylvie.

Albert Uderzo et sa fille Sylvie.

© PHILIPPE TARIS/PHOTOPQR/SUD OUEST

Après des années de guerre ouverte, le dessinateur d'Astérix, Albert Uderzo, et sa fille Sylvie ont annoncé vendredi 26 septembre s'être réconciliés et mettre fin aux différentes batailles judiciaires qui les opposent.

"Les époux Uderzo et leur fille sont à nouveau réunis et résolus à faire table rase réciproquement des griefs soulevés de part et d'autre. Ils souhaitent désormais profiter pleinement de leur bonheur retrouvé", déclarent-ils dans un communiqué commun. Ils se désistent "de toute plainte, instance ou action en cours relatives  aux contentieux qui les opposaient", est-il ajouté. 

Albert Uderzo, déclaré "lucide"

Cette déclaration intervient alors que la cour d'appel de Versailles (Yvelines) a estimé vendredi 26 septembre, dans un arrêt rendu à huis clos, que le dessinateur n'était pas victime d'abus de faiblesse contrairement à ce que soutenait jusque-là sa fille. La cour confirme ainsi l'ordonnance de non-lieu  rendue en décembre 2013 selon laquelle Albert Uderzo, 87 ans, est un homme  "lucide", possédant "une pleine capacité à prendre des décisions". 

Litige familial et financier

La réconciliation intervient après des années de procédures judiciaires et de déclarations assassines par avocats et médias interposés. Le conflit durait depuis que Sylvie et son époux, Bernard de Choisy avaient été remerciés en 2007 par les éditions Albert René, en charge des albums d'Astérix conçus après le décès de René Goscinny en 1977. L'année suivante, la société est cédée à Hachette Livre, mais la jeune femme s'oppose à la transaction, ne comprenant pas que son père autorise l'éditeur du groupe Lagardère à poursuivre les aventures du Gaulois après sa mort. En 2011, elle cède finalement ses parts à Hachette pour environ 13 millions d'euros, mais dépose plainte, un mois plus tard, contre X du chef d'"abus de faiblesse" au préjudice de ses parents.

Le conflit familial était aussi financier : le petit Gaulois est assis sur un tas d'or. Astérix est la BD française la plus vendue (plus de 352 millions d'albums) et la plus traduite (111 langues et dialectes) au monde. 

Sollicités, les avocats des deux parties n'ont pas souhaité faire de commentaires.