Stephen King "mort de peur" à l'idée que Donald Trump arrive au pouvoir

Par @Nijikid Journaliste, responsable de la rubrique Rock-Electro-Rap de Culturebox
Mis à jour le 26/09/2016 à 15H08, publié le 26/09/2016 à 12H34
Stephen King se dit "terrifié" par l'arrivée de Trump au pouvoir.

Stephen King se dit "terrifié" par l'arrivée de Trump au pouvoir.

© Elise Amendola/AP/SIPA

L'auteur de "Carrie", 'Salem" ou 'Shining, l'enfant lumière" est reconnu de tous comme le maître de l'horreur. Mais qu'est-ce qui terrifie le plus Stephen King ? "Une présidence Trump m'effraie plus que tout", répond l'écrivain américain au Washington Post. Mais la trouille n'entame en rien son sens de l'humour, particulièrement corrosif sur les réseaux sociaux.

La clé du succès de Trump "c'est la peur"

Dans un échange samedi avec Ron Charles, le rédacteur en chef du Washington Post Book World, Stephen King a expliqué que son croque-mitaine personnel a les traits du candidat républicain à la Maison Blanche. "Une présidence Trump m'effraie plus que tout", a confié Stephen King, "Je suis terrifié à l'idée qu'il puisse devenir président." Et s'il est si terrifié c'est qu'il sent que ses chances de gagner n'ont jamais été aussi fortes. 

Selon le maître de l'horreur, la peur est le ressort premier de la campagne de Donald Trump. "La clé de voute de tout cela c'est la peur", dit-il. "Nous avons peur que le gouvernement nous prenne nos fusils, nous avons peur que le Mexique envahisse les Etats-Unis, nous avons peur de ceci, nous avons peur de cela, nous avons peur des impôts, nous avons peur des transgenres - tout le truc."

"Tant que les gens sont dans la crainte, c'est difficile d'avoir une discussion rationnelle", souligne-t-il.  Agé de 69 ans depuis la semaine passée, Stephen King envisage en cas de victoire du milliardaire de s'exiler au Canada, peu éloigné du Maine où il vit.

"Breaking news : Donald Trump n'est autre que Cthulhu"

Cette saillie du maître de l'horreur n'est pas nouvelle. Il critique publiquement Donald Trump depuis des mois, via Twitter notamment. Et c'est souvent drôle.

En décembre 2015, déjà, il tweetait : "Je ne peux plus tweeter au sujet de trump. Que quiconque en Amérique puisse même ENVISAGER de voter pour ce coyote enragé me laisse sans voix."

Mais son voeu de mutisme n'a pas tenu, et l'écrivain américain a repris ses critiques féroces et ses traits d'humour de plus belle ces dernières semaines. Le 14 septembre, il tweetait ainsi sous une photo de sa chienne jouant avec une balle déchiquetée : "Molly, alias la Chose du Mal, démontre à quoi ressemblerait le monde après 4 ans de politique étrangère Trump". 

"Sa coiffure cache les tentacules"

Encore plus drôle, comme le relève le Washington Post, il comparait le 12 septembre Donald Trump à Cthulhu, un monstre extraterrestre inventé par HP Lovecraft, doté d'une tête de seiche et de tentacules. "Breaking news", ecrit-il, "des sources fiables révèlent que Donald Trump n'est autre que Cthulhu. La coiffure absurde n'est pas absurde du tout. Elle cache les tentacules."