Riss répond à Zineb El Rhazoui qui quitte le journal : Charlie Hebdo est "toujours le même"

Par @Culturebox
Mis à jour le 13/09/2016 à 11H29, publié le 13/09/2016 à 11H17
Riss en novembre 2015.

Riss en novembre 2015.

© JOEL SAGET / AFP

Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, a assuré ce mardi 13 septembre que l'hebdomadaire satirique était "toujours le même", rejetant les critiques de la journaliste Zineb El Rhazoui, l'une des grandes signatures du journal, qui a annoncé le 12 septembre son départ.

Tout a commencé hier, le 12 septembre : la journaliste Zineb El Rhazoui annonce qu'elle va quitter Charlie Hebdo. "Même si les choses ne sont pas encore très claires, j'ai vocation moi aussi à quitter Charlie Hebdo et à tourner cette page parce que ceux avec qui on aimait travailler sont soit morts soit partis", a-t-elle dit dans un entretien mis en ligne sur le site de Web7Radio. "Aujourd'hui, la motivation n'est plus la même. Le journal n'est plus le même. La ligne éditoriale n'est plus la même", a dit Zineb El  Rhazoui . "J'espère que Charlie Hebdo continuera à porter avec panache et fierté la tradition de la satire dans le paysage de la presse française. Or, aujourd'hui, il me semble qu'il y a à la fois un essoufflement artistique et éditorial", a-t-elle estimé.

"De quel journal parle-t-elle ?"

Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, s'en défend : non le journal n'a pas changé. Sur France Inter, aux reproches de ne plus avoir la même ligne éditoriale et d'être "intégralement sous surveillance policière", Riss a répondu que "Charlie est toujours le même".

"Je crois qu'elle exagère un peu, ça fait quand même un an qu'elle n'a pas mis les pieds au journal (...) je ne sais pas de quel journal elle parle, beaucoup de choses ont changé depuis un an mais Charlie est toujours le même, elle parle d'un journal qui est dans ses souvenirs, mais le journal est toujours vivant", a-t-il dit. 

Les journalistes de Charlie sont sous protection policière et les locaux de l'hebdomadiaire sont hautement sécurisés depuis la tuerie perpétrée par les frères Kouachi  le 7 janvier 2015 contre l'hebdomadaire (12 morts). Luz, un des dessinateurs emblématique de Charlie et auteur de la une controversée avec Mahomet ("Tout est pardonné") après l'attentat contre  l'hebdomadaire, avait déjà quitté le journal en septembre 2015, suivi du  médecin Patrick Pelloux.