Restes de Cervantès : début des recherches lundi

Par @Culturebox
Publié le 25/04/2014 à 15H40
De gauche à droite, le chercheur et expert en radar Luis Avial, l'historien Fernando de Prado et l'anthropologiste Francisco Etxeberria, devant un ancien plan de Madrid, lors d'une conférence de presse le 25 avril 2014 dans la capitale espagnole.

De gauche à droite, le chercheur et expert en radar Luis Avial, l'historien Fernando de Prado et l'anthropologiste Francisco Etxeberria, devant un ancien plan de Madrid, lors d'une conférence de presse le 25 avril 2014 dans la capitale espagnole.

© Zipi / EFE / MaxPPP

Un groupe de scientifiques lance lundi la première phase des recherches des restes de Miguel de Cervantès, avec un géo-radar pour tenter de retrouver dans une église du centre historique de Madrid le lieu où est enterré l'auteur de Don Quichotte.

"Le radar ne peut pas nous indiquer s'il s'agit du corps de l'écrivain mais il peut en revanche nous signaler le lieu de la sépulture", a expliqué vendredi le spécialiste de mesures géo-radar, Luis Avial, chargé de cette première phase de recherches. "Le géo-radar nous donne la localisation mais ensuite le travail délicat revient" aux archéologues et légistes qui devront arriver jusqu'aux ossements et déterminer alors s'il s'agit bien de Cervantès, a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Madrid.

L'église où il a été inhumé existe toujours
Né le 29 septembre 1547, dans la vieille ville universitaire d'Alcala de Henares, près de Madrid, l'écrivain est mort à 68 ans dans la capitale le 22 avril 1616. Il a été enterré dans la petite église des Trinitaires le 23 avril, date qui a été choisie pour marquer le jour officiel de son décès, suivant la coutume de l'époque. Près de 400 ans après sa mort, l'église et le couvent attenant existent toujours.

"Nous avons délimité une zone de recherches. Il semble logique que s'il a été enterré ici, ça ait été dans l'entresol de l'église", a précisé l'anthropologue légiste Francisco Etxeberria. Les "creux entre les contreforts" du bâtiment et la sacristie seront également minutieusement examinés, a-t-il indiqué. C'est au sol de la sacristie que l'on trouve en effet "un porte scellée par un cadenas. Il y a un accès vers un creux qui pourrait être la crypte et il est donc logique d'y descendre et de bien l'inspecter", a-t-il poursuivi.

Il faudra "des mois" pour couvrir l'ensemble du processus de recherches, des fouilles et d'analyses des restes, s'ils étaient retrouvés, ont prévenu les spécialistes.

Une plaque doit être posée sur le lieu de la sépulture
La première phase coûtera 12.000 euros, a précisé l'historien Fernando de Pardo, ajoutant que "le coût estimé pour toutes les phases s'élèvent à environ 100.000 euros". Si les restes sont retrouvés, Cervantès resterait "dans l'église mais une plaque expliquerait qu'il repose ici", a conclu l'historien.