Prix littéraires : à Saint-Malo, "Etonnants Voyageurs" livre ses pépites

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/05/2016 à 11H10, publié le 15/05/2016 à 19H49
La remise du Prix Littérature-Monde au Festival Etonnants Voyageurs (Makenzy Orcel, le deuxième de droite à gauche).

La remise du Prix Littérature-Monde au Festival Etonnants Voyageurs (Makenzy Orcel, le deuxième de droite à gauche).

© Gaël Le Ny/Etonnants Voyageurs

Jusqu’à lundi 16 mai, le Festival Etonnants Voyageurs poursuit ses journées de rencontres littéraires et de débats. Et délivre ses coups de cœur en récompensant nombre d’écrivains venus d’ailleurs parmi lesquels l’haïtien Makenzy Orcel et l’angolais Ondjaki.

Jusqu’au 16 mai, « Étonnants Voyageurs » accueille ses invités - plus de 250 - autour du thème : « que peuvent les écrivains dans le chaos du monde ? ». Le festival est aussi l’occasion de remettre ses prix littéraires, à commencer par le Prix Littérature-monde, un prix créé il y a trois ans par le festival avec l’Agence française de développement dans l’esprit du festival.

Composé de très prestigieux écrivains (parmi lesquels l’académicienne Goncourt Paule Constant, Ananda Devi, la présidente, Dany Laferrière et Boualem Sansal), le jury a attribué son prix à l’auteur haïtien Makenzy Orcel, héritier de la tradition poétique de son île pour L’Ombre animale (Zulma).

Reportage France Ô : Christian Tortel / Mourad Bouretima / Yasmina Kherfi. 

Le prix "Littérature-monde"

Né en 1983 à Port-au-Prince, il a déjà été récompensé par le prix des Caraïbes en 2015 et le prix Louis-Guilloux  en 2016. "Difficile de résumer l'incroyable profusion d'un texte qui brouille les  cartes, échappe aux étiquetages et choisit l'éclat du verbe comme unique boussole. Makenzy Orcel est un archéologue du sens, un écrivain sensoriel qui  puise dans la marginalité une puissance d'évocation rare", ont écrit, au sujet de ce texte, les organisateurs du festival Étonnants Voyageurs.

Le prix Littérature monde étranger a quant à lui récompensé l’écrivain angolais Ondjaki pour Les transparents (Métailié). Ndalu de Almeida, dit Ondjaki, né en 1977 à Luanda, vit actuellement au Brésil. Il a publié des poèmes et des romans pour lesquels il a remporté plusieurs prix importants, dont le Grande Premio de Conto Camilo Castelo Branco, décerné par l'Association des écrivains portugais, le prix Grinzane for Africa, ainsi que le prix Jabuti  (Brésil) dans la catégorie jeunesse. Dans "Les transparents", genre de puzzle géant avec de multiples intervenants, "le personnage central, c'est la ville, c'est Luanda" où tant d'humains sont "transparents" aux yeux des autres, a expliqué Ondjaki dans une vidéo.

Les prix Ouest-France/Etonnants Voyageurs et le prix Robert Ganzo de poésie

Catherine Poulain.

Catherine Poulain.

© Geoffroy Mathieu/Opale/Leemage/Editions de l'Olivier

Autre récompense attribuée ce dimanche 15 mai, le prix Ouest-France/Etonnants Voyageurs (décerné par un jury de dix jeunes lecteurs de 15 à 20 ans), donné à Catherine Poulain pour "Le grand marin" (éditions de l'Olivier). Pour ce premier roman, inspiré de son expérience personnelle à travers ses années passées dans les milieux de la pêche en Alaska, l’auteure a également obtenu, fait exceptionnel, quatre autres prix qui récompensent des livres ayant trait à la mer, décernés dans le cadre du festival : le prix Joseph Kessel de la Scam, le prix Nicolas Bouvier (des prix importants), le prix Gens de mer et prix Compagnie des pêches. "L'oeuvre de Catherine Poulain est un formidable vent frais dans le paysage littéraire », ont souligné les organisateurs.

Enfin, Anise Koltz est la lauréate du Prix Robert Ganzo de poésie, prix important dans ce domaine. Luxembourgeoise, mais d’origine tchèque, allemande et belge, elle explore et expose en français tous les thèmes d’une oeuvre vouée à l’incertitude.