Marseille 2013 : enfin du concret !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/01/2012 à 19H01
Marseille-Provence capitale européenne de la Culture en 2013.

Marseille-Provence capitale européenne de la Culture en 2013.

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Un an avant le coup d'envoi de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, ses organisateurs ont dévoilé jeudi un avant-programme "en trois épisodes" autour du thème méditerranéen.

"C'est un avant-goût très détaillé pour répondre à l'attente qui entoure l'événement", résume Jean-François Chougnet, directeur général de l'association qui porte le projet, et dont les mauvaises langues s'inquiètent depuis des mois d'un retard notable à l'allumage...

"Marseille-Provence accueille le monde" ouvrira le bal
Le premier épisode (janvier à mai), intitulé "Marseille-Provence accueille le monde", s'ouvrira les 12 et 13 janvier 2013 par une "succession d'événements inattendus et spectaculaires" dans plusieurs villes de la région. Histoire de ne pas faire de jaloux dans un département où les rivalités territoriales ont un temps mis en danger l'aventure.

Pour débuter, un parcours d'art contemporain à Aix-en-Provence, une fête en soirée sur le front de mer à Marseille, une immense chasse au trésor et enfin, un spectacle pyrotechnique à Arles.

Durant l'été, les visiteurs découvriront la deuxième étape dite "à ciel ouvert" (juin-septembre), avant de passer à l'automne aux "Mille visages", en référence notamment aux jeunes talents qui s'y exprimeront.

Toutes les disciplines représentées
A chaque épisode, ses ouvertures de lieux (pour composer avec les retards des chantiers), ses expositions (80 au total), ses temps forts (plus de 400 événements) et ses disciplines (cirque, cultures urbaines, danse, littérature...).

"Chaque acteur aura sa place", insiste M. Chougnet, désireux de désamorcer les critiques de certains artistes locaux, dans un contexte de pénurie des financements. "Il ne faut pas se retrouver en 2014 avec le regret de ce qui s'est fait en 2013", insiste-t-il.

Autre défi de ce projet au budget de 91 millions d'euros (financé aux deux tiers par les collectivités, le dernier tiers étant apporté par l'Etat, le mécénat et l'UE), qui s'étend sur 90 communes du seul département des Bouches-du-Rhône, Toulon (Var) s'étant finalement désisté: donner envie à la dizaine de millions de touristes attendus de visiter des villes à la faible notoriété culturelle, telles que Gardanne, Aubagne ou Miramas.

Les festivals existants combleront les failles de la programmation
Parallèlement, Marseille-Provence 2013, qui est censé attirer 10 millions de touristes,  s'appuiera sur les festivals de la région dont la réputation n'est plus à faire: l'art lyrique à Aix, le piano à La Roque d'Anthéron, la Fiesta des Suds à Marseille...

Ce sera aussi l'occasion de "donner une visibilité nationale, un coup de projecteur" à d'autres moins connus, relève M. Chougnet, citant par exemple Marsatac (musiques actuelles), le festival de Jazz des Cinq continents, Les Suds à Arles (musiques du monde), Les Envies Rhônements (arts de la rue) en Camargue ou act'Oral (écritures contemporaines).

Demeure une grande inconnue: Marseille, en plein chantier, sera-t-elle prête? "C'est toujours ric-rac, mais on arrivera à l'heure. Le calendrier est respecté", assure le député UMP Renaud Muselier, délégué spécial pour Marseille-Provence 2013 au sein de la mairie.