Lutte contre l'illettrisme : un concours ludique pour les élèves de CM2

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/10/2014 à 09H08, publié le 15/10/2014 à 08H59
Des élèves d'une classe de CM2 passent leur test d'"évaluation nationale" en 2011

Des élèves d'une classe de CM2 passent leur test d'"évaluation nationale" en 2011

© BORIS HORVAT / AFP

Un jeune Français de 15 ans sur cinq a de graves difficultés à l'écrit et l'illettrisme touche 7% des adultes: une des solutions pour lutter contre ce fléau ? Promouvoir le plaisir de lire, objet du concours "Les Petits champions de la lecture", lancé mardi.

Guillaume Gallienne parrain
Parrainée par le comédien et réalisateur Guillaume Gallienne et l'écrivain Timothée de Fombelle, la 3e édition de ce concours de lecture à voix haute est ouverte à tous les enfants scolarisés en CM2. Les participants ont jusqu'au 5 janvier 2015 pour s'inscrire sur le site www.lespetitschampionsdelalecture.fr où se trouvent aussi toutes les informations sur les différentes étapes de l'opération.  

Le concours, né à l'initiative du Syndicat national de l'édition (SNE) et parrainé par le ministère de l'Education nationale, se déploiera en régions et au plan national jusqu'à la grande finale du 24 juin 2015 à la Comédie française, à Paris, qui couronnera les petits lauréats.

Quelque 15.000 enfants, des centaines d'enseignants, de bibliothécaires, de libraires, de médiateurs du livre et de parents s'étaient mobilisés l'an dernier pour développer le goût de la lecture plaisir chez les plus jeunes.

Faire résonner la musique des mots
Quand un enfant est catalogué "mauvais élève" ou "n'aimant pas lire", la lecture à voix haute, ludique et festive, peut être un excellent déclencheur: "dire un texte, c'est faire résonner la musique des mots et des idées et partager ses émotions", soulignent les organisateurs.

Selon la dernière étude de l'OCDE, 19% des jeunes Français de 15 ans rencontrent de graves difficultés à l'écrit. Les élèves de cet âge parviennent à déchiffrer mais ne comprennent pas ce qu'ils lisent. "Cette fracture de la lecture qui s'accroît dans notre pays entraîne le risque plus tard de l'illettrisme chez les adultes", soulignent les organisateurs. Contrairement aux analphabètes qui n'ont jamais appris à lire, les illettrés ont été scolarisés mais ne parviennent plus à lire en grandissant.