Le philosophe et historien de l'art Georges Didi-Huberman lauréat du Prix Adorno

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/07/2015 à 19H06, publié le 16/07/2015 à 19H03
Georges Didi-Huberman.

Georges Didi-Huberman.

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Le philosophe et historien de l’art français Georges Didi-Huberman est le nouveau lauréat, en Allemagne, du prestigieux prix international Theodor-W-Adorno qui récompense, tous les trois ans, des contributions exceptionnelles dans le domaine de la philosophie, de la musique, du théâtre et du cinéma. Parmi les précédents récipiendaires du prix : Pierre Boulez, Jean-Luc Godard ou Judith Butler.

C'est donc Georges Didi-Huberman le nouveau lauréat du prix Adorno, récompense prestigieuse au niveau international, s'il en est. Ce prix a été créé en 1977 par la ville de Francfort, en Allemagne, en souvenir du philosophe, sociologue et musicien Theodor W. Adorno, qui a enseigné vingt ans à l’université Johann-Wolfgang-Goethe. Attribué tous les trois ans, il récompense de grands noms de la culture dans le monde. Parmi les précédents récipiendaires, Jean-Luc Godard ou les compositeurs Pierre Boulez (en 1992) et Gyorgy Ligeti (2003). Autant dire des pontes. Et dans le spécifique domaine de la philosophie, Georges Didi-Huberman succède à des stars de la discipline comme Norbert Elias (en 1977), Jürgen Habermas (en 1980), Jacques Derrida (en 2001) ou encore l'américaine Judith Butler (en 2012), spécialiste des questions de genre.

L'image interrogée

Né en 1953 à Saint-Etienne, Georges Didi-Huberman a été dramaturge pour la Comédie française, pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Medicis, résident à la  Fondation Berenson de la Villa Tatti à Florence et enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est l'auteur d'une trentaine de livres sur l'histoire et la théorie des images. Ses travaux portent sur l'articulation entre histoire, mémoire, récit et iconographie et interrogent les certitudes de l'histoire de l'art et l'usage des images.

Parmi ses principaux ouvrages (la plupart édités chez Minuit), on peut citer "Images malgré tout" (de 2004), "Survivance des lucioles" (2009), consacré à Pasolini et à l'engagement,
"Écorces" (2011), livre très personnel de textes et de photos sur les camps nazis, et surtout la série "L'œil de l'histoire", commencée en 2009 ("Quand les images, prennent position") et dont le 5e tome, sorti récemment, est consacré à Jean-Luc Godard. Dans "Passés cités par JLG" Didi-Huberman s'attache au Godard cinéaste et penseur, l'œil rivé sur l'Histoire.