Le Cubain Leonardo Padura obtient le prix Princesse des Asturies de littérature

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/06/2015 à 10H34, publié le 11/06/2015 à 09H19
L'écrivain cubain Leonardo Padura, ici en août 2013

L'écrivain cubain Leonardo Padura, ici en août 2013

© ADALBERTO ROQUE / AFP

Le prix Princesse des Asturies, le plus prestigieux d'Espagne, vient d'être décerné dans la catégorie "littérature", à l'écrivain cubain Leonardo Padura pour son oeuvre symbole de "dialogue et de liberté", a annoncé le jury.

"En partant de la fiction, Padura expose les défis et les limites auxquels est confrontée la recherche de la vérité", a expliqué Dario Villanueva, président du jury qui accordé ce prix portant le titre de l'héritière du trône espagnol, la princesse Leonor, fille aînée du roi Felipe VI.

Ses livres donnent à entendre les  "les voix populaires et les histoires oubliées"

Leonardo Padura, 59 ans, est notamment connu pour sa série de romans policiers et leur protagoniste, l'ancien détective Mario Conde, livres dans lesquels il a su "interpréter et refléter la réalité cubaine", note le jury.
"L'homme qui aimait les chiens" © Métailié

"C'est un auteur enraciné dans sa tradition et aussi très contemporain, un chercheur en quête de culture et de populaire, un intellectuel indépendant à l'éthique solide", note-t-il encore.  L'auteur de "L'homme qui aimait les chiens", l'un de ses romans les plus connus, a su écouter "les voix populaires et les histoires oubliées".

Réalité cubaine

Padura, un ancien journaliste touche-à-tout, a exploré de nombreux genres : du roman en passant par les entretiens, contes, essais et scenarii. "Je me sens vraiment honoré d'obtenir un tel prix, qui est l'un des plus importants du monde de la littérature", a réagi l'écrivain. "Je pense que mon oeuvre a toujours tenté de donner une vision de la réalité cubaine et une compréhension de cette réalité par le dialogue et l'intelligence", a-t-il confié.

Le prix Princesse des Asturies des lettres avait été décerné en 2014 à  l'Irlandais John Banville. Il est doté d'une récompense de 50.000 euros. Il  sera remis à l'écrivain à l'automne, lors d'une cérémonie à Oviedo (nord de  l'Espagne) en présence des rois.