La librairie Filigranes de Bruxelles décommande Eric Zemmour

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/01/2015 à 18H14, publié le 02/01/2015 à 17H52
Eric Zermmour, écrivain, essayiste et journaliste francais, en octobre 2014 à Paris

Eric Zermmour, écrivain, essayiste et journaliste francais, en octobre 2014 à Paris

© BALTEL/SIPA

La librairie Filigranes à Bruxelles a annulé, vendredi, une séance de dédicace, prévue mardi prochain, du journaliste français Eric Zemmour, dont les récents propos sur les musulmans ont suscité la polémique. Une décision prise par crainte de manifestations de groupuscules à la fois d'extrême droite et d'extrême gauche.

"Vu les menaces dont fait l'objet Eric Zemmour (...) je préfère appliquer le principe de précaution, afin d'assurer la sécurité du personnel. Le jeu n'en vaut pas la chandelle", a déclaré le directeur de la librairie, Alexis Chaperon, au quotidien La Libre Belgique.

Eric
Zemmour avait suscité la polémique en décembre 2014 après ses propos contre les musulmans. La chaîne d'information iTélé avait alors décidé de mettre fin à l'émission "Ca se dispute" à laquelle il participait depuis 10 ans.

Le polémiste doit se rendre mardi à Bruxelles où il est l'invité d'un "déjeuner littéraire" organisé par le Cercle de Lorraine, un club réunissant notamment des dirigeants d'entreprises. Il devait ensuite présenter son livre "Le Suicide français" à la librairie Filigranes, avant un débat dans un autre club dans la banlieue de la capitale belge. Fin décembre, une élue écologiste de la ville avait demandé l'interdiction de la venue du journaliste français sur le territoire de la commune. Mais le bourgmestre (maire) de Bruxelles, le socialiste Yvan Mayeur, a refusé de donner suite à cette demande, relevant notamment que le rendez-vous au Cercle de Lorraine se tenait dans un cadre privé.

Plainte du collection contre l'islamophobie en Belgique

Jeudi, le Collectif contre l'islamophobie en Belgique, une association fondée en septembre 2014, a annoncé le dépôt d'une plainte contre Eric Zemmour pour incitation à la haine raciale. "Le CCIB est fermement attaché à la liberté d'expression et à sa préservation, mais ne peut rester inactif face à la propagation dans notre pays de la haine envers les musulmans ou envers une quelconque catégorie de population sur la base de ses convictions, origines, apparences et/ou cultures", a expliqué le collectif.