François Hollande devant Charlie Hebdo : "un acte d'une exceptionnelle barbarie"

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/01/2015 à 14H51, publié le 07/01/2015 à 13H51
Déclaration de François Hollande devant le siège de Charlie Hebdo après l'attaque du journal

Déclaration de François Hollande devant le siège de Charlie Hebdo après l'attaque du journal

© EPA/MAXPPP

Suite à la fusillade qui a touché ce mercredi matin le siège du journal Charlie Hebdo François Hollande s'est rendu sur le lieux du drame. Le chef de l'Etat dénonce "un acte d'une exceptionnelle barbarie". Le bilan provisoire fait état de 12 morts. Une réunion interministérielle de crise se tient actuellement à l'Elysée. Le chef de l'Etat interviendra à la télévision à 20 heures.

Une réunion interministérielle de crise a débuté peu après 14H00 ce mercredi à l'Élysée autour de François Hollande et du Premier ministre Manuel Valls après l'attentat sanglant perpétré contre Charlie Hebdo.
Les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture et Communication) ainsi que les responsables des principaux services de police et de gendarmerie participaient à cette réunion, selon l'Élysée. La sécurité a été fortement renforcée aux abords du palais présidentiel, où des policiers ont été déployés, porteurs de gilets pare-balles et d'armes automatiques, a constaté l'AFP.

Le chef de l'État interviendra à 20H00 à la télévision, a précisé la présidence.

François Hollande s'était rendu très rapidement sur les lieux de l'attentat, dénonçant "un acte d'une exceptionnelle barbarie" et appelant à  "l'unité nationale". François Hollande a dénoncé mercredi "un acte d'une exceptionnelle barbarie" après l'attaque contre Charlie Hebdo, assurant qu'il s'agissait sans nul doute d'un "attentat terroriste". L'attaque a fait 11 morts et 4 blessés "en situation d'urgence absolue", a déclaré le chef de l'Etat à 12H50, à son arrivée sur les lieux, dans le XIe arrondissemnt de Paris. Il a appelé à "l'unité nationale".

Le bilan s'est par la suite élevé à 12 morts. "Un acte d'une exceptionnelle barbarie vient d'être commis ici à Paris contre un journal (...) des journalistes" et des policiers "lâchement assassinés", a déploré François Hollande qui avait quitté précipitamment le palais de l'Elysée pour rejoindre les lieux de l'attentat.

"Quarante personnes sont sauves""nous aurons dans quelques heures le bilan exact", a poursuivi le président Hollande devant la presse, accompagné notamment du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 

"Nous avons engagé le plan Vigipirate attentat", a-t-il également confirmé, ajoutant que "les auteurs de ces actes seront pourchassés aussi longtemps que nécessaire pour qu'ils puissent être arrêtés, traduits devant les juges et condamnés". "La France est aujourd'hui devant un choc, un choc qui est celui d'un attentat car c'est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute" contre "un journal qui avait été plusieurs fois menacé", a-t-il poursuivi. "Dans ces moments-là, il faut faire également bloc, montrer que nous sommes un pays uni, que nous savons réagir comme il convient c'est-à-dire avec fermeté mais avec toujours le souci de l'unité nationale", a-t-il encore insisté.

"J'aurai une fois encore à parler aux Français car nous sommes dans un moment extrêmement difficile" alors que "plusieurs attentats terroristes avaient été déjoués ces dernière semaines" et que "nous savions que nous étions menacés comme d'autres pays dans le monde", a-t-il conclu.