Étonnants Voyageurs : extrémisme, dictature et liberté d’expression sous l'œil d'Alaa El-Aswany

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/05/2015 à 14H03, publié le 25/05/2015 à 11H48
Alaa El Aswany à Paris en 2014.

Alaa El Aswany à Paris en 2014.

© J.Saget / AFP

Les débats dans les festivals littéraires ne sont pas futiles et réservés à des cénacles restreints. Ils ont des répercussions dans le monde arabe, nous assure à Saint-Malo, lors d’Étonnants voyageurs, l’écrivain égyptien Alaa El-Aswany, l’une des figures intellectuelles du Printemps arabe et auteur de l'essai "Extrémisme religieux et dictature, les deux faces d’un malheur historique".

Reportage : C.Tortel / E.Gire / S.François / J-L.Elisée 
Bien que la situation en matière de liberté d’expression en Égypte soit "pire aujourd’hui que sous Moubarak", nous confie Alaa El-Aswany au sortir du théâtre Chateaubriand de Saint-Malo, bien qu’il n'ait lui-même pas le droit de publier dans la presse de son pays, bien que ses livres soient dorénavant interdits au Qatar et au Koweit, l’écrivain de la place Tahrir continue son combat pour la liberté d’expression.

Son dernier livre aborde cette question de manière frontale. "Extrémisme religieux et dictature, les deux faces d’un malheur historique" (Actes Sud) réunit des chroniques qu'il avait écrites de 2009 à 2013. Ces textes courts portent souvent un titre posé sous forme de question, par exemple : "Pourquoi sommes-nous en retard sur le reste du monde ?" ou "Pourquoi les religieux extrémistes sont-ils si préoccupés par le corps de la femme ?"

Alors qu'il fait sien l’enjeu fondamental de dépasser ce qu’il nomme "le fascisme religieux", ses chroniques se terminent toutes par la phrase : "La démocratie est la solution."

Le festival Etonnants Voyageurs se déroule jusqu'au 25 mai à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).