Daoud, Dreyfus, Foenkinos et Salvayre sont les quatre finalistes du Goncourt

Par @Culturebox
Publié le 28/10/2014 à 13H36
Le jury du Prix Goncourt avec Bernard Pivot (cette année président) réuni au restaurant Drouant ici en septembre 2011.

Le jury du Prix Goncourt avec Bernard Pivot (cette année président) réuni au restaurant Drouant ici en septembre 2011.

© MICHEL GANGNE / AFP

L'Académie Goncourt a dévoilé mardi les quatre finalistes en lice pour le plus prestigieux des prix littéraires français, décerné le 5 novembre : l'Algérien Kamel Daoud, David Foenkinos, Pauline Dreyfus et Lydie Salvayre.

Le jury, présidé depuis janvier par Bernard Pivot, fait preuve de parité puisque figurent dans cette dernière sélection deux hommes et deux femmes. Le roman très remarqué de l'écrivain et journaliste Kamel Daoud reste dans la course, mais un autre livre longtemps considéré comme un "goncourable",  "L'amour et les forêts", d'Eric Reinhardt, a été éliminé.

Voici la sélection par ordre alphabétique d'auteurs:
   
- Kamel Daoud: "Meursault, contre-enquête" (Actes Sud)
- Pauline Dreyfus : "Ce sont des choses qui arrivent" (Grasset)
- David Foenkinos : "Charlotte" (Gallimard)
- Lydie Salvayre: "Pas pleurer" (Seuil).
   
Kamel Daoud, journaliste au Quotidien d'Oran, tend dans ce premier roman virtuose un miroir à "l'Arabe" tué par un certain "Meursault" dans le célèbre roman d'Albert Camus "L'Etranger" (1942), avec en contrepoint l'histoire et les  soubresauts, souvent violents, de l'Algérie contemporaine.

Pauline Dreyfus évoque dans son livre la Seconde guerre mondiale au travers du destin d'une femme, la duchesse de Sorrente, tandis que Lydie Salvayre fait s'entrelacer les voix de sa mère, Montse, et de Georges Bernanos, pendant la  guerre civile espagnole.

Changeant de registre par rapport à ses précédents romans, David Foenkinos rend, lui, hommage à la jeune artiste Charlotte Salomon, assassinée à Auschwitz en 1943, dans "Charlotte", long chant narratif en vers libres.