Charlie Chaplin, une exposition à Evian avant un musée en Suisse

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/12/2011 à 16H49
Charlot dans l'exposition d'Evian

Charlot dans l'exposition d'Evian

© France3/culturebox

« Charlie Chaplin, images d’un mythe » est une exposition à découvrir du 16 décembre 2011 au 20 mai 2012 au « Palais Lumière » d’ Evian. Cette exposition consacrée au cinéaste préfigure l'ouverture prochaine d'un musée en Suisse «Chaplin’s World – The Modern Times Museum» à Corsier-sur-Vevey dans le canton de Vaud.

L’exposition d’Evian

La plupart des deux cent documents présentés dans le cadre de cette exposition proviennent du Musée de l’Elysée de Lausanne (Suisse). Cette institution culturelle helvète, spécialisée dans la photographie et l’image, a, depuis janvier 2011, créé une collection Chaplin constituée d’un fonds de quelques 10 000 photographies réalisées à la demande des studios Chaplin durant les tournages, auxquelles s’ajoutent des clichés plus intimes du cinéaste comme les portraits réalisés en 1925 par Edward Steichen pour le magazine américain « Vanity Fair ».

Le Manoir de Ban

Cette exposition annonce l’ouverture prochaine d’un grand musée baptisé « Chaplin’s World – The Modern Times Museum » à Corsier-sur-Vevey dans le canton de Vaud en Suisse. 2000 m2 d’exposition devraient y être entièrement consacrés au cinéaste et à ses réalisations. Le projet, lancé en 2002, a subi de nombreux contretemps, liés à des obstacles juridiques et financiers, il devrait finalement être inauguré à l’été 2012 dans le Manoir de Ban où Charlie Chaplin a passé les vingt-cinq dernières années de sa vie jusqu’à sa disparition en 1977. Le domaine de Ban s’étend sur plus de 130 hectares et comprend, outre le Manoir classé, une ferme, une grange, une écurie, des locaux de service et un appartement indépendant. Les quelques 250 000 visiteurs annuels attendus pourront y découvrir un condensé du XXème siècle à travers les œuvres cinématographiques de Chaplin. Le clou de cette installation sera un hall enterré de 12 000 m3 épousant la forme d’un studio de cinéma et proposant 2000 m2 d’interventions scénographiques et multimédias.     


La mise au ban

Ce n’est pas Chaplin qui a fui le maccarthisme et le harcèlement dont il faisait l’objet de la part des services de renseignements américains. C’est à l’occasion d’un séjour à Londres, en 1952, dans le cadre de la promotion de son film « Les feux de la rampe », qu’il apprend que les Etats-Unis, sous l’impulsion du sénateur républicain Joseph McCarthy, viennent de lui supprimer son visa. (Chaplin étant né à Londres en 1889, il dispose de la nationalité anglaise.) Bertolt Brecht et Orson Welles devront pour les mêmes raisons faire leurs valises et quitter les USA. Le cinéaste choisit alors de s’installer avec sa famille en Suisse au Manoir de Ban. Il soldera ses comptes avec les commanditaires de cette chasse aux sorcières en 1957 dans son avant-dernier film « Un roi à New-York ».