Centre Pompidou : querelle au sommet

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/03/2012 à 15H52
Alain Seban, président du Centre Pompidou

Alain Seban, président du Centre Pompidou

© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Le président du Centre Pompidou Alain Seban n'apprécie pas les critiques formulées par Robert Rubin, président de la fondation américaine de soutien au Centre Pompidou, sur sa façon de diriger l'établissement culturel et suggère à l'ex-homme d'affaires américain de "démissionner".

"Puisque M. Rubin déteste à ce point le Centre Pompidou, il n'a qu'une chose à faire: démissionner", déclare Alain Seban, reconduit mercredi à la tête du Centre Pompidou pour trois ans, dans un entretien au Monde daté de vendredi. Il réagissait aux propos de Robert Rubin, qui préside depuis 2006 la Centre Pompidou Foundation, dans une interview parue dans le quotidien du soir daté du 25 février.

L'Américain francophile, qui possède la Maison de verre de Pierre Chareau, célèbre construction des années 1930 à Paris, a notamment sévèrement critiqué l'exposition "Paris-Delhi-Bombay" présentée en 2011 au Centre Pompidou. "La direction a payé très cher le rédacteur en chef de la revue Beaux-Arts pour qu'il soit co-commissaire de l'exposition", a assuré M. Rubin. "Outre l'insulte aux conservateurs du Centre, l'exposition était médiocre, le nombre d'entrées peu significatif et elle a coûté deux à trois fois le prix d'une exposition normale", selon ce collectionneur d'art et de livres.

Attaques désolantes 
M. Seban "trouve les attaques de M. Rubin désolantes". "Elles occultent la faiblesse de ses résultats. La Fondation qu'il préside a pour mission de trouver du mécénat et de susciter des donations", dit-il. L'exposition "Paris-Delhi-Bombay" a attiré 300.000 visiteurs, "un très bon score, et son coût se situe dans la fourchette habituelle", ajoute M. Seban. 

La Centre Pompidou Foundation, basée à Los Angeles, a pour mission d'acheter et d'encourager les dons en faveur des collections du Centre Pompidou.