Aurélien Bellanger remporte le prix de Flore pour "L'aménagement du territoire"

Par @Culturebox
Mis à jour le 13/11/2014 à 16H23, publié le 13/11/2014 à 15H20
Aurélien Bellanger, prix de Flore

Aurélien Bellanger, prix de Flore

© Hélie Gallimard

Le prix de Flore a été attribué jeudi à Aurélien Bellanger pour "L'aménagement du territoire" (Gallimard), roman dans lequel la construction d'une ligne de TGV sert de prétexte à une réflexion sur la répartition de l'espace entre les hommes.

Le lauréat a été choisi au premier tour par 8 voix contre 2 à Frederika Amalia Finkelstein, 23 ans, pour son premier roman "L'oubli" (L'Arpenteur/Gallimard), une à Leïla Slimani pour "Dans le jardin de l'ogre" (Gallimard) et une à Franck Maubert pour "Visible la nuit" (Fayard).

Né en avril 1980 à Laval, Aurélien Bellanger est philosophe de formation et ancien libraire. Il a publié en 2012 un premier roman, "Théorie de l'information" (Gallimard) et, deux ans plus tôt, un essai sur Michel Houellebecq, "Houellebecq écrivain romantique" (Leo Scheer).

Les intérêts, les complots, les temps s'entremêlent

Dans "L'aménagement du territoire", le château d'un village oublié par l'histoire se délabre au bord d'une rivière. Les travaux d'une ligne à grande vitesse vont pourtant réveiller quelque chose qui y sommeillait depuis la nuit des temps. Une machination secrète que chacun va chercher à faire jouer en sa faveur. Le village devient alors le théâtre d'une lutte acharnée entre les opposants au projet et ses promoteurs. 
  Prix de Flore © Gallimard
D'autres entrevoient, derrière le passage du train, des enjeux plus complexes. Un capitaine d'industrie croit discerner les frontières de son futur empire. Un préfet retraité est admis dans une société secrète. Un activiste solitaire rêve d'un événement qui relancerait l'histoire. Un vieil aristocrate défend d'étranges théories. Un archéologue est confronté à la plus grande découverte de sa carrière. Les intérêts, les complots, les temps s'entremêlent.

Le Prix de Flore avait couronné en 2013 la romancière et journaliste de Grazia, Monica Sabolo, pour "Tout cela n'a rien à voir avec moi" (Lattès). 
Aurélien Bellanger à propos de "L'aménagement du territoire"
Les 20 ans du prix de Flore
Le Prix de Flore, qui récompense chaque année un jeune écrivain de langue française fête ses vingt ans en cette automne 2014. Imaginé par Frédéric Beigbeder, il porte le nom du célèbre café germanopratin fréquenté par le gratin de la littérature parisienne. C'est également dans cet établissement mythique rendu célèbre après guerre, de même que son homologue et concurrent "Les Deux Magots" par les existentialistes que le prix est remis chaque année. Outre un chèque, la récompense de l'auteur primé se compose d'un verre à vin gravé à son nom qu'il aura le loisir de remplir à volonté au Flore pendant toute l'année suivant la réception du prix.

Cinq jeunes auteurs dans la dernière ligne droite

Cinq auteurs étaient encore en lice jeudi 13 novembre avant la proclamation de l'ouvrage distingué. Outre Aurélien Béranger, distingué cette année, figuraient Ismael Jude pour "Dancing with Myself (Gallimard), Franck Maubert pour "Visible la nuit" (Fayard), Frédérika Amalia Finkelstein pour "L'oubli" (L'Arpenteur/Gallimard) et Leïla Slimani pour "Dans le jardin de l'ogre" (Gallimard).
Ces deux dernières étaient invitées du Grand Soir 3. Face à Louis Laforge, chacune a parlé de son livre.