224 p. - Prix : 17€

Imaginez l’histoire d’une violence. Celle que fait subir un père à sa fille, honteuse, intime, qui ne peut se dire ou qu’on ne veut pas entendre...

Et je prendrai tout ce qu’il y à prendre est l’explication du silence dans lequel Charlotte - dorlotée jusqu’à ses sept ans puis soumise aux sévices de son père - s’est enfermée. C’est la jeune fille de dix-sept ans qui révèle le secret de son enfance. Elle a tué et elle doit témoigner. Sous la forme d’une lettre ouverte adressée à son juge, elle raconte, elle revendique son acte et en assume la responsabilité. Après s’être tue pendant si longtemps, comment s’exprimer, comment trouver les mots pour faire comprendre l’inavouable, l’innommable ? Charlotte a décidé que ce ne sera pas par le son de sa voix que le juge l’entendra mais bien par l’écho que renverra sa confession manuscrite...

Et je prendrai tout ce qu’il y a à prendre bouleverse parce que Céline Lapertot a trouvé le rythme juste pour maintenir la tension dramatique qui en fait la force. Le lecteur reste auprès de Charlotte - Antigone moderne et fragile - à chaque instant. Il partage sa douleur, lui qui est le seul à la connaître...

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