Mort de Lise London, résistante et veuve d'Artur London, le héros de "L'Aveu"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/04/2012 à 20H05
Lise London à Madrid, pour le 70e anniversaire des Brigades internationales (9/10/2006)

Lise London à Madrid, pour le 70e anniversaire des Brigades internationales (9/10/2006)

© AFP / Pierre-Philippe Marcou

L'ancienne résistante communiste Lise London, veuve d'Artur London, dont le procès stalinien en Tchécoslovaquie a été rendu célèbre par le film "L'Aveu", s'est éteinte samedi à Paris à 96 ans, a annoncé dimanche le Parti communiste français (PCF).

Née en 1916 en France de parents espagnols, engagée très tôt au PCF, Elisabeth Ricol rencontre à Moscou, en 1935, le communiste tchèque Artur London, qu'elle épouse avant de s'engager dans la guerre civile espagnole, puis dans la Résistance en France. Par la suite, elle sera déportée à Ravensbrück.
 

Lise London raconte la formation des Brigades internationales engagées en Espagne, son engagement et celui de son mari (Utopiart Films)


Sous le joug soviétique
Après la guerre, Lise London s'installe en Tchécoslovaquie où son mari devient vice-ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement communiste installé par l'URSS. Mais dans le cadre des purges staliniennes, Artur London tombe en disgrâce. Il est arrêté en 1951.
 

Extrait de "L'aveu" de Costa-Gavras (1970) : Yves Montand, la peur au ventre dans le rôle d'Artur London

Artur London, finalement libéré en 1956 et réfugié en France, relatera les interrogatoires, tortures et procès qu'il a endurés, dans le livre "L'Aveu", publié en 1968 et porté deux ans plus tard au cinéma par Constantin Costa-Gavras, avec Yves Montand dans le rôle d'Arthur et Simone Signoret dans celui de Lise. Artur London est mort en 1986. De son côté, Lise London est restée adhérente au PCF, en dénonçant "le dévoiement du socialisme par Staline".

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a rendu hommage dans un communiqué à cet "engagement communiste," ainsi qu'à "sa résistance à la folie stalinienne".


Extrait de "L'aveu" de Costa-Gavras (1970) : procès public sous l'ère stalinienne