La confession inachevée de Marilyn Monroe, riche petite fille pauvre

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 02/12/2011 à 12H37
Marilyn Monroe

Marilyn Monroe

© Joshua Greene

Marilyn Monroe s’est souvent déshabillée à commencer pour un calendrier qui vaut aujourd’hui une fortune. Mais elle n’a jamais été aussi nue que dans "Confession inachevée" (Robert Laffont) dans laquelle elle ne dévoile pas son corps mais son âme… Publiée une première fois en France en 1974, cette autobiographie, un journal intime laissé à son vieil ami Milton Greene en 1954 (elle avait 28 ans), n’avait pas été rééditée depuis.

De ce journal, on n’apprendra rien. Rien sur les derniers mois de la star puisqu’il s’achève juste après son mariage avec Joe Di Maggio, le champion de base-ball, le seul homme qu’elle aima, solide et fiable même s’il se révéla parfois violent. Rien non plus, aucune révélation, sur les frasques de sa vie tumultueuse. On y trouvera beaucoup plus : les clés de sa vie ! Livrées sans fard, ni dissimulation, presque sans pudeur. Un vrai trésor pour comprendre qui fut Marilyn Monroe, née Norma Jean Baker un jour de 1926 à Los Angeles.

Devenue la star désirable, attendue, souvent capricieuse, Marilyn explique dans cette « Confession » qu'elle se venge de ces années où elle n'était que la petite orpheline à blouse bleue que personne ne voulait voir. « J'éprouve une étrange satisfaction à punir ceux qui me désirent maintenant. Mais ce ne sont pas eux que je punis en réalité, avoue-t-elle. Ce sont tous les personnages de mon lointain passé qui ne voulaient pas de Norma Jean ».

Si Marilyn se prélasse des heures dans sa baignoire au risque de faire patienter des heures les puissants qui l’invitent, c’est parce que la petite Norma Jean devait se baigner dans une eau qui avait servi aux sept ou huit personnes de sa famille d’accueil. Miss Monroe récompense ainsi Norma Jean, petite fille éperdue d'amour à qui personne n'a jamais offert la moindre tendresse.

Passés ces aveux, on comprend avec émotion que Marilyn ne fut jamais au fond d'elle-même et n’eut même jamais l’intention d’être cette séductrice, cette rivale potentielle qui rendait les femmes folles de rage et de jalousie dès qu’elle apparaissait quelque part. Tout ce qu'elle rechercha au long de sa vie ne fut que de l'amour, de l'attention, de la protection. Tous s'y sont trompés qui n'ont vu en elle qu'une femme écervelée mais d'une incroyable sensualité.

Marilyn en est morte. Elle qui, si elle fut adorée, adulée au delà de l'imaginable, ne fut en réalité qu'une riche, très riche petite fille pauvre…

CONFESSION INACHEVEE / MARILYN MONROE - Robert Laffont