Hubert Reeves : "La science est une immense autobiographie"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/10/2016 à 10H52, publié le 07/10/2016 à 17H21

La semaine de la Science va fêter ses 25 ans d'existence. Pour l'occasion, 3 000 évènements vont être organisés dans toute la France pour sensibiliser les Français à la Science dès le plus jeune âge. Au travers des livres, Hubert Reeves tente de vulgariser la Science. Sa spécialité : l'univers.

 A 84 ans, Hubert Reeves astrophysicien canadien est l'un des rares scientifiques populaires, un extraordinaire passeur de science et de rêves. 

Il a récemment officiellement été désigné par la ministre de l’Environnement Ségolène Royal pour présider cette nouvelle Agence française de la biodiversité. 

Invité sur le plateau du Grand Soir 3, le chercheur évoque la diffusion des connaissances scientifiques auprès des enfants.

Une immensité souvent difficile à appréhender

Depuis 25 ans, la fête de la science constitue un grand moment de débats et d'échanges sociaux. "Ce qui est intéressant dans la Science aujourd'hui, c'est que ce qu'il se passe au-dessus de nos têtes a un rapport avec ce que nous sommes. La Science raconte notre histoire. C'est une immense autobiographie", explique en plateau le scientifique.

Une vie extra-terrestre ? 

Parmi les grandes découvertes à venir, Hubert Reeves croit que "la plus palpitante serait de découvrir s’il y a de la vie ailleurs". "C'est une question qui se pose déjà depuis des milliers d'années, et récemment on a fait quelques progrès. On a avancé grâce à des technologies importantes, dans l'étude des planètes qui sont en dehors du système solaire", se réjouit Hubert Reeves.

La science c'est d'abord la connaissance

Interrogé sur le rapport, parfois délicat, entre la science et la nature, Hubert Reeves fervent défenseur de la biodiversité fait clairement la distinction. Le scientifique assure que les connaissances que nous apporte la science permettent d'atteindre des techniques pointues. "Quand on a découvert le feu, on peut s'en servir pour se chauffer mais on peut aussi mettre faire brûler la maison du voisin. C'est la même chose pour le nucléaire ! ", assure-t-il avant d'ajouter qu'il n'y a ni bonnes ni mauvaises techniques. Le principal étant la manière dont on les utilise.