Etonnants Voyageurs : l'italien Paolo Rumiz lauréat du prix Nicolas Bouvier

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/05/2015 à 12H25, publié le 24/05/2015 à 12H21
L'écrivain italien Paolo Rumiz (ici en 2012)

L'écrivain italien Paolo Rumiz (ici en 2012)

© ALAIN JOCARD / AFP

Etonnants voyageurs à Saint-Malo : le prix Nicolas Bouvier, en hommage à l'écrivain voyageur disparu qui a accompagné le festival dans ses premières années, a été décerné samedi soir, le 24 mai à l'écrivain italien Paolo Rumiz pour "Le phare, voyage immobile", aux éditions Hoëbeke.

Le prix Nicolas Bouvier revient donc à l'écrivain italien Paolo Rumiz pour "Le phare, voyage immobile", publié comme à l'habitude aux éditions Hoëbeke. Les récits de Paolo Rumiz, journaliste et écrivain de premier plan en Italie, habitué des voyages aux longs cours au plus près de l'humain, sont publiés chaque été dans le grand quotidien La Repubblica. Ils sont souvent également accompagnés de ses dessins, réalisés en voyage.

Cure de solitude

Cette fois, l'écrivain natif de Trieste (comme une autre grande référence, Claudio Magris) avait décidé, sans projet d'écriture, de s'offrir une cure de solitude et d'aller se ressourcer trois semaines hors du monde, loin des portables et d'internet, sur une île qu'il ne nomme pas, en plein Adriatique.

Mais on ne se refait pas et l'écriture l'a repris. Sur cette île d'un kilomètre de long sur 200 mètres de large, où lui, l'étranger, partage le phare avec ses deux habitants légitimes, les gardiens, une autre vie s'installe rapidement, faite de sensations, de perceptions, de ces petits riens du quotidien dont la frénésie de la vie ordinaire nous fait oublier la saveur.
Livre de Paolo Rumiz : "Le phare, voyage immobile" © Hoëbeke
Dans ce "voyage immobile" sur ce rocher planté en pleine mer, le ciel, la mer, les changements du temps, les oiseaux, tout incite à la contemplation et à la méditation. Même si la méfiance des gardiens du phare, dont l'auteur ne parle pas la langue, s'est finalement dissipée, rompant la solitude initiale sous la magie d'un risotto partagé.

"Le phare, voyage immobile", Paolo Rumiz, éditions Hoëbeke, 168 pages, 16  euros