235 p. - 21 €

La douleur individuelle se formule mal comme en témoigne Alphonse Daudet dans La Doulou ou Joë Bousquet dans Le Bréviaire bleu. A l'inverse, lorsqu'elle devient un phénomène collectif, les écrits fleurissent. Des dizaines de traités ont été consacrés à la souffrance depuis l'antiquité par Epicure ou Cicéron, Rilke, Eluard, Pavese, Duras, Bourdieu ou Pontalis. Comment une époque appréhende, comprend et respecte la douleur ? C'est à cette question que l'historien répond dans cet essai écrit d'une plume alerte et très sérieusement documenté. Passant en revue les différents " usages " de la douleur (mystique, judicaire, pénitentiel, médical, sentimental, sexuel et créateur) Antoine de Baecque nous propose une dizaine d'études historiques précises portant sur la sanctification de Catherine de Sienne, le supplice du régicide Robert-François Damien, l'extase selon Leopold von Sader Masoch, ou l'invention de l'anesthésie. Passionnant, sourcé, ce livre est d'autant plus utile que la révision de la loi Léonetti relance la question de la gestion de la douleur. En d'atroces souffrances
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