Denis Delaplace corrige l'argot d'Aristide Bruant

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 19/05/2010 à 09H52
Denis Delaplace corrige l'argot d'Aristide Bruant

Denis Delaplace corrige l'argot d'Aristide Bruant

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"L'argot au XXème siècle" l'édition inversée et raisonnée du dictionnaire français-argot d'Aristide Bruant est publiée par Denis Delaplace aux éditions Classiques Garnier dans la collection "Classiques de l'argot et du jargon".

Si l'auteur de "Nini peau d'chien" dont les plus célèbres refrains ont été repris par Yves Montand, les frères Jacques, Renaud, Brassens et plus récemment le groupe Chanson plus bifluorée, et dont le portait a été immortalisé par Toulouse Lautrec, n'a plus de secret pour le grand public. Il en va tout autrement de son compère chansonnier et anarchiste Léon de Bercy, auteur d'un autre ouvrage de référence sur "Montmartre et ses chansons"  avec qui Artistide Bruant a co-écrit le premier dictionnaire de l'argot. Léon Drouin de Bercy, de son vrai nom, est l'auteur de nombreuses chansons à caractère politique, notamment "les chansons noires" reprises dans les années 30 par le pianiste et compositeur Fernand Izouard, connu pour avoir été l'un des avocats de la presse libertaire de l'époque. La tombe de Léon de Bercy se trouve au Cimetière de Saint-Ouen, dans un caveau dit "des chansonniers", il repose aux côtés du lyonnais Xavier Privas et de sa compagne Francine Loree, Georges Joussain, Jean Maader, Henri Colhumeau, Antoine Lauff, Yon Lug et le belge Henri Enthoven. La plupart de ces chansonniers avaient leurs habitudes au cabaret des Quat'Z'arts à Montmartre, l'un des plus connus de l'époque et l'un des plus novateurs, même si la célébrité du Chat noir l'a largement éclipsé. A propos de Léon de Bercy, Théodore Botrel écrits dans ses "Mémoires" qu'il s'était fait une spécialité des poésies galantes détournées
qui "convenaient admirablement à sa fière allure et à son fin et beau visage de seigneur de la Renaissance".   
A Saint-Ouen, sa dépouille côtoie également celle de Léo Campion, un autre anarchiste, qui fût caricaturiste de la presse belge avant de devenir chansonnier à Bruxelles puis à Paris, où il a dirigé le Caveau des Trois maillets, celui de la République et le club du Tabou.   

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