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Décès de la romancière Catherine Lépront

Publié le 20/08/2012 à 09H15, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
La romancière Catherine Lépront est décédée ce dimanche 19 août à l'âge de 61 ans

La romancière Catherine Lépront est décédée ce dimanche 19 août à l'âge de 61 ans

© ANDERSEN/SIPA
La romancière, nouvelliste, dramaturge et essayiste Catherine Lépront, prix Goncourt de la nouvelle en 1992, est décédée dimanche à Paris à l'âge de 61 ans des suites d'une grave maladie pulmonaire, a annoncé à l'AFP son éditeur, Le Seuil.

Née en juin 1951 au Creusot (Saône-et-Loire), Catherine Lépront a publié une trentaine de livres depuis 1981. Elle était par ailleurs conseillère littéraire aux éditions Gallimard, où elle lisait des manuscrits de littérature française et corrigeait des traductions pour la collection "Du monde entier".

Ses romans ont été publiés d'abord chez Gallimard ("Le tour du domaine", "Une rumeur", "Un geste de dentelles", "Le passeur de Loire"...), puis au Seuil, notamment, "L'affaire du muséum", "Namokel", "Le café Zimmermann", "Esther Mésopotamie", "Le beau visage de l'ennemi", "L'Anglaise".

Goncourt de la nouvelle pour "Trois gardiennes" (Gallimard), Prix Charles Exbrayat 2003 et Prix Louis Guilloux 2003 pour "Des gens du monde" (Seuil), elle a également écrit pour le théâtre. Ses pièces ont été montées par Jacques Rosner et Alfredo Arias.

Issue d'une famille de médecins et de musiciens, elle a d'abord été infirmière libérale: c'est à ce premier métier qu'elle a consacré le livre qui lui a ouvert un plus large public ("Des gens du monde"). Elle a par ailleurs écrit sur des peintres et des musiciens, des essais et de nombreux articles.

"Son style où alternaient de longues périodes musicales et un franc-parler populaire, sa culture, son humour incisif, son intransigeance politique, son insolence, sa force d'analyse des sentiments donnaient à ses livres une tonalité très singulière qui la rapprochait de Faulkner et de certains écrivains russes", souligne Le Seuil.

Hantée par les guerres, la déportation ou encore la colonisation, elle dressait un portrait impitoyable des puissants qui abusaient de leurs fonctions, son oeuvre la mettait "à part parmi les écrivains de sa génération", ajoute l'éditeur.