208 p. - 18 €

1981. Les murs de Paris se couvrent des affiches du candidat Mitterrand, avec le slogan socialiste « Changer la vie ». André et son ami François ont une vingtaine d années. Par tempérament, fidélité ou rébellion, ils participent à la grande fête du 10 mai. Apprenti nègre dont les débuts ont été marqués par la réécriture de scène érotiques alors que sa vie sexuelle est une succession de désastres comiques, André n a pas envie de s attarder à Paris et quand l occasion leur est donnée, à François et lui, de passer l été à New York, ils s y précipitent, persuadés de croiser Bob Dylan dans le Village ou de rencontrer Lou Reed au Max s Kansas City. Tandis que François s éclipse dans les recoins de la scène gay new yorkaise, André découvre le rythme frénétique de la « ville qui ne dort jamais ». Il est guidé par la jolie Giulia, et par son employeur Logan, gauchiste devenu patron d une maison d édition marginale, qui l initie à la beauté et à la mythologie du baseball. Logan le charge de recueillir les souvenirs de Jenny Schwartz, brillante pianiste française qui a perdu l usage de ses mains sous les tortures de la Gestapo. Les quelques lignes de présentation du récit de Jenny qu il a rédigées suscitent un enthousiasme inattendu : le livre pourrait à lui seul redresser le sort de la petite maison d édition menacée, les plus grands producteurs de Hollywood se l arrachent, les jalousies se déchaînent... Tandis que les enchères montent autour de son histoire, Jenny devient la confidente avide des désarrois sentimentaux d André, que la fin de l été obligera à des choix décisifs.
Roman d apprentissage, roman des illusions, des déceptions, Changer la vie est porté par une allégresse d écriture nourrie par sa bande-son : un medley de titres rock impeccablement enchaînés, qui communiquent au lecteur son énergie et son joyeux goût de vivre. Changer la vie 250
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