"Et le souvenir que je garde au coeur", ou l'enfance de Jean-Pierre Darroussin

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/04/2015 à 17H49, publié le 05/04/2015 à 17H20
Jean-Pierre Darroussin enfant sur la couverture de son livre

Jean-Pierre Darroussin enfant sur la couverture de son livre

© Fayard

L'acteur et réalisateur Jean-Pierre Darroussin publie chez Fayard "Et le souvenir que je garde au coeur", une évocation de son enfance dans les années 50 auprès de son père, artisan étameur. Un livre plein de tendresse pour ce père qui vient de disparaître, et une douce nostalgie de cette vie d'enfant en banlieue parisienne il y a une cinquantaine d'années.

A 61 ans, Jean-Pierre Darroussin revient sur son enfance, celle d'un petit gosse de Courbevoie, une banlieue populaire des années 50 qu'on croirait sortie d'une photo de Robert Doisneau. Banlieue, le mot n'avait pas encore pris à cette époque le sens péjoratif qu'il a aujourd'hui. La banlieue, c'était alors juste la périphérie des grandes villes. Les cités concentrationnaires étaient encore à venir. Il y avait certes des quartiers misérables, des immeubles borgnes et des gazomètres, mais on y trouvait aussi de jolis coins de verdure, de coquettes maisons entourées de jardinets bien travaillés et des gens heureux.
"Et le souvenir que je garde au coeur" de J.P. Darroussin
Né en décembre 1954, Jean-Pierre Darroussin a rapidement su qu'il voulait être acteur. C'est en jouant des rôles au club de théâtre de son lycée qu'il acquiert cette certitude. Bien que d'un milieu modeste et manuel, son père comprend que le choix de son fils est sérieux, tout comme la carrière qu'il envisageage d'embrasser.

Jean-Pierre Darroussin interrogé par Francis Letellier sur le plaeau du Soir 3
Au fil des pages, Darroussin exprime cet amour pour son père devenu une sorte de guide pour le lecteur. Quand il y a tant de tendresse, et n'en déplaise à Simone Signoret, la nostalgie est toujours ce qu'elle était.