Antoine Leiris, "Vous n'aurez pas ma haine", la vie sans Hélène après le 13 novembre

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/04/2016 à 12H20, publié le 05/04/2016 à 11H57
Antoine Leiris : "M’intéresser aux terroristes, ce serait leur laisser une place dans mon cœur qui est dédiée à Hélène"

Antoine Leiris : "M’intéresser aux terroristes, ce serait leur laisser une place dans mon cœur qui est dédiée à Hélène"

© France 2 Culturebox

Le 16 novembre, Antoine Leiris avait ému le monde entier en publiant sur Facebook "Vous n’aurez pas ma haine", un texte en hommage à son épouse Hélène, tuée par les terroristes au Bataclan. Aujourd’hui, sous le même titre, il publie chez Fayard un livre dans lequel il raconte comment avec son fils de 17 mois, il a fallu prendre en main cette nouvelle vie à deux, sans la femme de leur vie.

200 000. C’est le nombre de messages qu’Antoine Leiris a reçu suite à la publication sur Facebook de son texte "Vous n’aurez pas ma haine". Relayé par les journaux, ses mots étaient d’une force d’où n’émanaient aucune violence, aucune colère, mais une dignité poignante et un immense amour pour la "femme de sa vie" tombée sous les balles des terroristes au Bataclan. Une femme qui était aussi la mère d’un jeune Melvil, âgé de 17 mois au moment du drame.

Presque cinq mois après sa mort, son mari Antoine Leiris, journaliste et ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, raconte dans un livre comment, jour après jour, il a affronté la mort de sa compagne, comment il a refusé, pour son fils, pour lui-même et au final pour Hélène, de "ne pas se laisser aller au chagrin". 

Reportage :  F. Stenneler / B. Lucas / E. Piquereau / J. Cohen-Olivieri
Hélène Muyal-Leiris avait 35 ans. Maquilleuse-coiffeuse à Paris, elle travaillait sur des tournages et dans le milieu de la mode. De mère française d’origine kabyle et de père juif marocain, elle était partie travailler dans une galerie à New York durant un an et demi, après sa sortie du lycée. Après sa mort et la publication du texte de son mari, des amis de sa famille, avaient organisé un appel au don pour permettre à Melvil et Antoine de faire face financièrement à cette disparition brutale. Plus de 11 000 $ avaient été récoltés.
Livre" Vous n'aurez pas ma haine" © Ed. Fayard

"Vous n'aurez pas ma haine" d'Antoine Leiris
Editions Fayard, 144 pages,12,90 euros