Pagnol adapté en BD pour séduire les jeunes générations

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/12/2016 à 19H25, publié le 16/12/2016 à 19H11
Une scène de "Marius", film de Marcel Pagnol 

Une scène de "Marius", film de Marcel Pagnol 

© RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA

Marcel Pagnol "ne voulait pas devenir un écrivain panthénonifié", explique l'auteur marseillais Serge Scotto, qui dirige l'adaptation en bande-dessinée de l'oeuvre intégrale de l'écrivain provençal. Le projet a été lancé par Nicolas Pagnol, petit-fils de l'écrivain, qui défend l'oeuvre cinématographique de son grand-père.

Lointain descendant du musicien Vincent Scotto, qui écrivit les musiques des films de Pagnol, Serge Scotto travaille avec Éric Stoffel. Le duo change de dessinateur à chaque livre. Le projet a été lancé par Nicolas Pagnol, petit-fils de l'écrivain, qui défend l'oeuvre cinématographique de son grand-père.

Sur une quinzaine d'années, 30 BD doivent être publiées dans la collection Grand Angle. La collection a reçu vendredi le prix Toinon de l'Académie de Marseille. 

Les premiers tirages sont déjà un succès puisque 40.000 exemplaires de "La gloire de mon père" (dessin de Morgann Tanco) ont été vendus, selon l'éditeur Bamboo. "Le château de ma mère" sorti à la fin de l'automne a été tiré à 40.000 exemplaires, et 15.000 BD de Topaze ou Merlusse, oeuvres moins connues de Pagnol, ont été vendues. "Jazz" en avril, puis "Le Schpountz" en juin, doivent suivre. 

Cette adaptation est "au service de Pagnol en modifiant de bon aloi, car il faut faire une bonne BD", explique à l'AFP Serge Scotto.

L'oeuvre de Pagnol est éternelle

Pour Nicolas Pagnol, l'oeuvre de son grand-père "n'a pas besoin de revivre, elle est éternelle mais je veux toucher les nouvelles générations". Se définissant comme "un enfant de la BD", le petit-fils a choisi un Méridional comme Scotto, connu pour avoir "présenté" son chien Saucisse aux élections municipales à Marseille en 2001.

L'outil BD permet de montrer des choses que le Pagnol cinéaste n'a pas eu le loisir d'adapter. "Dans Fanny, nous pourrons montrer des tas de scènes qu'il n'avait pas tournées, des plans de Marius dans des bordels à Saïgon, de la Malaisie, du Canal de Suez ou de l'Indonésie en pleine tempête", dit Nicolas Pagnol. Il en est sûr, son aïeul aurait approuvé la démarche. "Il a dit à ma grand-mère avant de mourir: Je t'en prie, Jacquotte, fais en sorte que mon oeuvre vive!"