Texas Cowboy, le Far West comme on l'aime

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 18/10/2012 à 15H52
Extrait de la couverture de "Texas Cowboys"

Extrait de la couverture de "Texas Cowboys"

© Lewis Trondheim/Mathieu Bonhomme/Editions Dupuis

Aussi bon qu'un filon d'or intarissable, le duo Trondheim-Bonhomme revient aux affaires. Après l'incroyable et surprenant "Omni-Visibilis", le duo a délaissé l'absurde pour le mythe américain. Celui du sang, de la violence et des grands espaces. Un one-shot de haut vol : Texas Cowboys.

"Hell's Half Ace". Le nom fait froid dans le dos jusqu'à Boston. On y trouve tout ce que les Etats-Unis ont fabriqué de mauvais. Des bad boys sans foi ni loi assoiffés par l'argent facile et les réglements de compte au colt 45. Pas de chance, Harvey Drinkwater est chargé d'aller écrire un article sur ce lieu maudit, "le pire de toute la racaille des ploucs de l'Ouest rassemblé sur un espace grand comme le cul d'une mouche", selon le directeur de son journal. Très vite, le journaliste délaisse son carnet et son crayon pour se fondre dans le moule local. Comme bien d'autres avant lui, il espère assouvir sa soif de vengeance, faire du fric et trouver une épouse. Sur le quai de la gare, il se lie d'amitié avec Ivy, un vieil homme du cru qui va le guider dans ce Far West aux mille dangers.

Une planche de "Texas Cowboys"

Une planche de "Texas Cowboys"

© Lewis Trondheim/Mathieu Bonhomme/Editions Dupuis

Encore une BD sur les cowboys, me direz-vous ? Oui, Trondheim et Bonhomme ne reculent pas devant les codes du genre. Au contraire, ils les subliment à travers un scénario ficelé au lasso. Découpé en plusieurs épisodes façon comix US (chaque couverture old school est un régal, ndlr), Texas Cowboy respire la poudre et le tord-boyau des saloons enfumés où le poker et les femmes de petites vertus ont vite fait de tourner les têtes. Le mythe de la vengeance est aussi vivant que les sonnettes des serpents avant le départ de la balle. Que dire également des personnages de ce Texas sanglant. Lewis Trondheim a touché dans le mille. Sa maîtrise du genre laisse pantois. Quant au graphisme de Mathieu Bonhomme, il est du même niveau. Sa galerie de cowboys sort tout droit d'un Sergio Leone et sa mise en page en six ou huit cases ne manque pas de rythme. Du grand art. Simplement,  un modèle du genre !

La couverture de "Texas Cowboys"

La couverture de "Texas Cowboys"

© Lewis Trondheim/Mathieu Bonhomme/Editions Dupuis

Texas Cowboys par Lewis Trondheim (scénario) et Mathieu Bonhomme (dessins, couleurs)
Editions Dupuis 20,50 €