Rahan, le Cro-Magnon de la BD, fête ses 47 ans à Blois

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/02/2016 à 11H01, publié le 16/02/2016 à 17H42
Rahan, dessin d'André Chéret exposé à Blois (détail)

Rahan, dessin d'André Chéret exposé à Blois (détail)

© André Chéret

"Rahan", personnage de bande dessinée de Lecureux pour le scénario et Chéret pour l'image, est né en 1969 dans les pages de Pif-Gadget. Sculptural homme des cavernes blond et courageux, il a aussi fait l'objet d'une série de dessins animés. Une exposition lui est consacrée à la Maison de la BD de Blois jusqu'au 30 avril 2016. Des planches originales ont été prêtées par André Chéret, en voisin.

Tous les petits garçons du début des années 70 qui lisaient Pif-Gadget auraient voulu lui ressembler. Toutes les petites filles rêvaient de lui en secret. Rahan. Lui, c'est le fils de Crao, le fils des âges farouches, il appartient à ceux qui marchent debout, mais aussi à ceux qui rampent sur l'eau, car il sait nager.

Rahan, c'est Tarzan aux temps préhistoriques. Les premières planches, celles qui racontent notamment l'enfance du héros étaient en noir et blanc, les dernières ont paru en couleurs. Une série télévisée a été adaptée de ses aventures. C'était inutile.

La force de ces histoires réside dans l'étonnant dynamisme des dessins. Qu'il court, se batte, nage ou chasse, Rahan semble toujours jaillir de la page, glisser hors des vignettes, fuser dans l’espace. Et tant pis s’il affronte des monstres disparus des millions d’années avant l’apparition de l’homme sur terre, ce qui compte c’est lui, sa présence, son collier à cinq griffes, son couteau blanc dérobé à un clan ennemi…

Reportage AG Emonet / D. Jouillat /E Martinen

Les aventures de Rahan étaient publiées chaque semaine dans Pif-Gadget. Comme pour celles de Tintin, il fallait attendre les éditions suivantes pour connaître la suite de l’histoire. Et certains lecteurs n’achetaient l’hebdomadaire que pour suivre Rahan dans ses décors de jungle, de volcans et de rivières en furie.
L'affiche de l'exposition blésoise

L'affiche de l'exposition blésoise

© DR