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Quand les Japonais découvrent la BD manga étrangère

Publié le 18/11/2012 à 14H43, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
Voyage au pays du manga

Voyage au pays du manga

© Culturebox

Albums et auteurs de BD franco-belges et d'autres origines se sont invités dimanche lors d'un salon de manga à Tokyo, rencontrant un accueil enthousiaste de Japonais curieux et passionnés.

Emmanuel Lepage, Bastien Vivès, Benoît Peeters et François Schuiten sont les invités d'honneur de cette manifestation consacrée au "manga international sous toutes ses formes et origines", de la BD européenne aux comics américains en passant par les créations asiatiques.

"Le Kaigai manga festa (foire de BD étrangères)", renouvelé tous les ans, veut devenir un pilier de la présence du manga étranger au Japon, "comme la Japan Expo l'est pour le manga nippon en France", promettent les organisateurs de cet événement né à l'initiative d'un Français.

S'inscrivant comme partie du Comitia, une réunion-exposition de mangas d'amateurs qui draine 35.000 visiteurs en une journée, le "Kaigai manga festa" veut faire connaître aux Japonais la diversité créative étrangère à laquelle ils n'ont que rarement accès. "Il y a des influences réciproques entre la bande dessinée et le manga", souligne un traducteur de BD, Masato Hara.
 
Un nouvel intérêt du public nippon
"Ma génération a grandi avec l'animation japonaise", confirme le dessinateur français Bastien Vivès, remarqué pour ses oeuvres "Le goût du Chlore" ou "Polina", un titre qui a séduit le dessinateur espagnol d'origine japonaise Ken Niimura, lauréat du prix international du manga. S'il est illusoire d'espérer une place aussi importante pour la BD franco-belge au Japon que celle occupée par le manga en France, "on sent néanmoins un intérêt nouveau et grandissant d'une frange du public nippon", se réjouit une représentante d'éditeurs européens au Japon. Des dessinateurs de mangas japonais, tel Naoki Urasawa, reconnaissent avoir été influencés par des oeuvres étrangères et envier les auteurs de BD qui ont un an ou deux pour faire un album de 64 pages, quand eux n'ont qu'une semaine pour 20 pages publiées dans des magazines de manga au Japon.