Au festival d'Angoulême, la chasse aux dédicaces est un sport !

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/02/2014 à 09H27, publié le 31/01/2014 à 15H38
Nicolas Otero au travail © Vanessa Fize

Qui a dit que les fans de rock étaient les plus motivés ? A Angoulême, les fondus de BD leur donnent du fil à retordre. Ils ont bravé la nuit, le froid, l'attente, pour obtenir la dédicace tant espérée de leur dessinateur préféré...

Le premier arrivé pour les dédicaces !

© Vanessa Fize


Emilien est parti de Montluçon a 23 heures. A 2 heures du matin, il campait devant la gande tente du festival, pour obtenir une dédicace de son auteur préféré, Didier Tarquin. Il a bien fait de ne pas se coucher, d'autres fans n'ont pas tardé, tout aussi motivés que lui.
 

Une partie de la file d'attente avant les premières dédicaces

© Vanessa Fize


A 9 heures du matin, une heure avant l'ouverture des portes du festival, il sont des centaines à patienter en file indienne. Beaucoup ont la panoplie complète, des BD à lire, un strapontin pliant. On attend dans le calme tandis que la file s'allonge encore. A l'ouverture des portes, on se croirait un jour de soldes monstres : les bédéphiles courrent dans le hall encore vide, pour atteindre au plus vite le stand de l'éditeur choisi. Chaque maison a a sa série de guichets, un par auteur.
 

L'attente des dédicaces

© Vanessa Fize


Les plus mordus sont organisés. On les reconnait à leur sacs lourds, contenant plusieurs BD qu'ils espèrent voir illustrées. Les bagages servent aussi à marquer son territoire dans la file d'attente.  Certains ont échoué la vieille, ils reviennent avec un ticket qui leur donne la priorité, d'autres remettent leur sort au destin : des éditeurs organisent carrément un tirage au sort...
 

Ce n'est pas le loto mais la boule magique qui désignera les élus...

© Vanessa Fize


Les dédicaces commencent enfin. Les illustrateurs Espé et Nicolas Otéro on sorti leurs crayons. Ils s'attèlent à la tâche : illustrer la première page, encore vierge, de leur album. Ca les amuse, de voir leur fans les considérer comme des rocks stars et "de vouloir voir la tête qu'ils ont à dix heures du matin". Ils reconnaissent les fidèles, présents à chaque salon. Et pas question de bâcler, et de bouder ces instants de labeur. "Si on y trouve pas du plaisir, on n'a qu'à rester chez nous". Chaque dessin prendra un quart d'heure, avec bien sur un petit mot aussi personnalisé que l'illustration.
 

Nos deux illustrateurs

© Vanessa Fize


Et voilà le Graal pour Léon !
 

Et une dédicace, une !

© Vanessa Fize

Voyez le reportage réalisé sur ce thème par J. Deboeuf / C. Guinot / A. Grignard / M. Coudrin...