Angoulême : "Chiisakobé", un manga intimiste en compétition officielle

Par @Culturebox
Publié le 30/01/2016 à 14H30
Dessin de couverture de Chiisakobé.

Dessin de couverture de Chiisakobé.

© Mochizuki / Le Lézard noir

Minetarô Mochizuki, l’auteur des séries à succès "Dragon Head" et "Maiwai", intègre cette année la compétition officielle du 43e Festival International de la Bande dessinée d’Angoulême. Loin des univers fantastiques qui l’ont fait connaître, le mangaka propose avec "Chiisakobé" (Ed. Le lézard noir) une œuvre sobre et intime.

Reportage : Y.Salaün/ F.Tabuteau / C.Rio / J.Deba

Le grand maître de la bande-dessinée japonaise Katsuhiro Otomo (Akira) a dit de lui qu’il était le "mangaka le plus doué de sa génération". Il est vrai qu’en deux séries, "Dragon Head" (Ed.Pika, adaptée au cinéma en 2003) et "Maiwai" (Ed.Pika), Minetarô Mochizuki est devenu une référence du genre. Son univers fantastique et sombre a séduit des millions de lecteurs à travers la planète. Mais l’auteur ne craint visiblement pas de changer les recettes qui ont fait son succès. Loin du mystère et du surnaturel qui entoure ses BD précédentes, "Chiisakobé" présente un visage plus réaliste d’un Japon méconnu des occidentaux.

Une oeuvre moderne et poétique

Shigeji Daitome est un jeune charpentier. Ses parents décèdent dans l’incendie de l’entreprise familiale au cœur du vieux Tokyo. Le héros va alors se lancer dans la reconstruction de l’entreprise et de sa vie. "Chiisakobé" est l’adaptation d’un roman de Shûgorô Yamamoto , auteur à succès au Japon. L’histoire originale se passe à l’époque Edo (1600-1868) mais Mochizuki l’a transposée de nos jours. Une modernité qui, alliée à la finesse et à la subtilité du trait, en font un petit bijou très bien accueilli par le public français.
 
Deux tomes de "Chiisakobé" sont déjà parus aux éditions du Lézard noir. Deux autres sont à paraître.