Chroniques de Jérusalem : Meilleure BD de l'année pour le Festival d'Angoulême

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 30/01/2012 à 10H07
Guy Delisle

Guy Delisle

© Le Progrès / MAXPPP

Guy Delisle a remporté le Fauve d'or, le prix du meilleur album au festival d'Angoulême, pour ses Chroniques de Jérusalem. "C'est un super moment" a déclaré l'auteur québecois qui, pour Culturebox, nous parle de son dernier ouvrage.

Il a vécu à Jérusalem-Est pendant une année dans le quartier palestinien. "Avant d'y mettre les pieds, je ne connaissais pas la situation là-bas ".  Avec ses deux enfants, il a accompagné son épouse en mission pour Médecins sans frontières entre 2008 et 2009, moment de l'opération israélienne "plomb durci" à Gaza. Le scénariste et dessinateur a posé son regard, pris des notes et rempli des carnets de dessins. "Je suis juste un observateur, un carnettiste peut-être mais pas un journaliste. Je ne cherche pas le scoop. J'attends que les histoires me tombent dessus, je m'assieds et je fais un dessin".

"Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle, Fauve d'or à Angoulême 2012

"Chroniques de Jérusalem" de Guy Delisle, Fauve d'or à Angoulême 2012

© Delcourt

Guy Delisle laisse dérouler le fil de sa vie, la raconte par détails, rencontres et anecdotes. "Je préfère le quotidien. Quand je dessine le passage à un checkpoint, c'est du quotidien, mais qui rencontre les gros problèmes, comme ceux des colonies ou du mur de séparation". Une immersion en Terre sainte, avec toute sa complexité, ses drôleries et ses absurdités. Plus de 300 pages au graphisme efficace : " Je cherche la simplicité dans le dessin, évoquer sans dire. La BD est synthétique, je ne voulais pas faire une thèse, j'ai toujours peur d'emmerder".

Son prochain album ? "Je vais arrêter de me dessiner. J'ai pour projet l'histoire vraie d'un humanitaire qui s'est fait kidnappé en Tchétchénie et qui s'est évadé. Ce sera surtout centré autour de sa captivité et des sentiments qu'elle engendre"

 

A VOIR : Portrait de Guy Delisle