Le Goncourt dope les ventes d'"Au revoir là-haut", de Pierre Lemaitre

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/11/2013 à 15H13, publié le 15/11/2013 à 15H11
Pierre Lemaitre à la remise du prix Goncourt, le 4 novembre 2013

Pierre Lemaitre à la remise du prix Goncourt, le 4 novembre 2013

© Gael Cornier / SIPA

Le roman de Pierre Lemaitre, "Au revoir là-haut" (Albin Michel), Goncourt 2013, a bondi en tête des ventes dès l’attribution du prix le 4 novembre, confirmant l’effet "bandeau rouge", selon le palmarès Ipsos/Livres Hebdo.

Paru le 21 août et déjà vendu à 120.000 exemplaires à la veille du Goncourt, "Au revoir là-haut", réimprimé à 250.000 exemplaires dès le lendemain de l'attribution du prix, et orné le soir même du célèbre bandeau rouge, devrait être l'une des meilleurs ventes de l'année.
 
L'époustouflant roman de Pierre Lemaitre sur la génération perdue des démobilisés de la Grande Guerre, dont on commémorera en 2014 le 100e anniversaire, figurait depuis plusieurs semaines dans le Top 20 Ipsos/Livres Hebdo des meilleures ventes, à la 17e place, avant de recevoir le Goncourt.
 
En moyenne, un Goncourt se vend à 400.000
Et ce n'est qu'un début. Le livre de ce grand auteur de romans noirs, qui fait avec "Au revoir là-haut" sa première incursion hors du polar, a toutes les chances de se retrouver au pied de nombreux sapins de Noël.
 
En moyenne, un Goncourt est assuré de quelque 400.000 ventes, parfois plus, auxquelles s'ajoutent les traductions, les éditions en format poche et les éventuelles adaptations. Une quinzaine de Goncourt ont été adaptés à l'écran et l'écriture très cinématographique de Pierre Lemaitre devrait aiguiser l'appétit du milieu du cinéma.          
 
Le Goncourt 2009, "Trois femmes puissantes" de Marie NDiaye est en cours d'adaptation et a déjà été porté au théâtre.
 
L’an dernier, le Goncourt des lycéens avait fait plus fort
L'an dernier, "Le sermon sur la chute de Rome" de Jérôme Ferrari (Actes  Sud) s'était vendu à 90.000 exemplaires avant de recevoir le prix Goncourt et s'est écoulé ensuite à 350.000 exemplaires, avant même sa sortie en poche, selon l'institut GfK.
 
Et les autres prix ? En moyenne, le Renaudot se vend moitié moins que le Goncourt, à 200.000 exemplaires. Pour l’instant, le roman primé par le Renaudot le 4 novembre, "Naissance" de Yann Moix (Grasset), fait son entrée dans le palmarès  de Livres Hebdo, à la 18e place.
 
Le prix Femina quant à lui déclenche en moyenne de 150.000 à 200.000 ventes, l'Interallié 80.000 et le Médicis, souvent plus exigeant, quelque 55.000. Le Goncourt des lycéens se vend en moyenne à 130.000 exemplaires.
 
Ces moyennes connaissent des exceptions : ainsi, le Goncourt des lycéens 2012, "La Vérité sur l'affaire Harry Quebert" du Suisse Joël Dicker (et Grand  prix du roman de l'Académie française), s'est écoulé à près de 700.000  exemplaires en un an. Soit deux fois plus que le Goncourt "adulte" 2012.