Les peintres espagnols de l'entre deux siècles à l'Orangerie

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 01/12/2011 à 17H57
  • Zuloaga:Oncle et cousines. (détail)
  • Zuloaga: La naine Dona Mercedes.1887.
  • Joaquim Srolla y Battista : Retour de pêche , le halage de la barque . 1894.
  • Russinol . Montmarte.
  • Russinol : La cour des orangers.1904.
  • Zuloage:oncle et cousines.
  • Picasso: Mort de Casagemas. 1901.
  • Pablo Pcasso: La vie.1903.
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  • Zuloaga:Oncle et cousines. (détail)
    Zuloaga:Oncle et cousines. (détail) © DR
  • Zuloaga: La naine Dona Mercedes.1887.
    Zuloaga: La naine Dona Mercedes.1887. © DR
  • Joaquim Srolla y Battista : Retour de pêche , le halage de la barque . 1894.
    Grande clarté lumineuse, sujet réaliste et mer traitée par petitres touches quasi impressionnistes. © DR
  • Russinol . Montmarte.
    Palette clair pour évoquer une rue typique de Paris. © DR
  • Russinol : La cour des orangers.1904.
    L 'influence des impressionnistes est évidente. © DR
  • Zuloage:oncle et cousines.
    Zuloage:oncle et cousines. © DR
  • Picasso: Mort de Casagemas. 1901.
    Picasso peint son ami sur son lit de mort. Le traitement de la bougie évoque Van Gogh. © DR
  • Pablo Pcasso: La vie.1903.
    Pablo Pcasso: La vie.1903. © DR

La peinture espagnole entre le XIXe et le XXe siècle sort de l’ombre à Paris. Ces peintres oubliés derrière l'ombre du Gréco, de Zurbaran ou de Velasquez et inexistants face aux soleils Picasso et Miro sont enfin présentés au grand public au musée de l'Orangerie jusque au 9 Janvier 2012.

Dans cette exposition « l’Espagne entre deux siècles : de Zulaoga à Picasso », ce n’est peut-être pas un hasard si le visiteur est accueilli par quelques paysages crépusculaires. L’Espagne à toujours eu quatre roues motrices : la relation avec la mort, la mélancolie, le culte de la lumière et le goût des plaisirs charnels. Et tous les tableaux présents dans cette exposition le prouvent. Ils soulignent également que, de Goya à Picasso, il n’y a pas eu de vide mais une continuité avec des artistes inconnus des Français ou retombés dans l’oubli.

C’est tout l’intérêt de cette exposition de nous les faire découvrir, d’autant que beaucoup d’entre eux, fuyant les crises politico-sociales espagnoles, sont venus en France et ont participé aux salons de peinture. De plus, presque tous ont été influencés par Toulouse-Lautrec, Manet ou Degas. Beaucoup ont côtoyé Picasso, Miro, Dali et les enrichissements ont été réciproques.

En 1898, l’Espagne perd sa colonie Cuba, la société espagnole se scinde alors en deux : ceux qui penchent pour la modernité et ceux qui optent pour une société conservatrice. Cette division se retrouve également chez les artistes, c’est la raison pour laquelle les organisateurs de cette exposition l’ont scindée en deux grandes parties : « l’Espagne blanche », lumineuse et festive, et « l’Espagne noire », sombre et dramatique. Quoiqu’il en soit ces deux Espagne entre deux siècles méritent le détour.

L’Espagne blanche : gaité et plein air

Des peintres à la palette claire qui expriment le goût de la sensualité et du plein air. Ils travaillent également sur le rendu de la lumière et ils sont considérés comme les héritiers du mouvement impressionniste.

L’Espagne noire : problèmes sociaux et noirceur

Des peintres à la palette sombre attachés aux valeurs de la grande peinture espagnole. Ils vont d’ailleurs contribuer à la redécouverte du Greco, Goya, Vélasquez. Ils travaillent sur une représentation réaliste de la société, marquée par les turbulences économiques et politiques. Ils peignent mendiants, marginaux, drogués, alcooliques.

Picasso, Miro, Dali 

Comme leurs prédécesseurs, ils arrivent à Paris dans les années 1900. Picasso a une grande admiration pour les maîtres classiques. Dès 1901 commence la période bleue avec des représentations de la mort, des mendiants, de la douleur, en partie dictés par le suicide de son ami peintre Casagemas. Miro découvre dès 1910 dans une galerie de Barcelone des toiles impressionnistes ou fauvistes. En 1921, il arrête sa période réaliste et s’oriente vers le surréalisme. Dali expose dès 1918 dans sa ville de Figueras, très tôt il est influencé par l'impressionnisme mais ses vrais maîtres sont Raphaël et Vermeer. Il y restera fidèle toute sa vie.

 

L'Espagne entre deux siècles – De Zuloaga à Picasso – 1890-1920
7 octobre 2011 – 9 janvier 2012
Musée national de l'Orangerie (
Jardin des Tuileries) à Paris 
Horaires : tous les jours, sauf le mardi et le 25 décembre, de 9h à 18h 
plein tarif : 7,5 € ; tarif réduit : 5 €