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Cet après-midi, à 15h00

"Le Magasin des suicides" : Leconte édulcore Teulé

Publié le 26/09/2012 à 15H15, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
"Le Magasin des suicides" de Patrice Leconte

"Le Magasin des suicides" de Patrice Leconte

© ARP Sélection
C’est à croire que Jean Teulé a écrit « Le Magasin des suicides » pour que Patrice Leconte l’adapte au cinéma. Ils ont en commun un humour qui semble assez proche, ainsi qu’une passion pour les sujets à la fois iconoclastes et populaires. Pourtant, il manque ici le grain de folie qui pouvait nous faire sauter la marmite.
Par Jacky Bornet

Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox

Film d'animation de Patrice Lecomte (France) - 1h25 - Sortie : 26 septembre

Synopsis : Une ville où les gens n’ont plus goût à rien, au point que la boutique la plus florissante est celle où on vend poisons et cordes pour se pendre. Mais la patronne vient d’accoucher d’un enfant qui est la joie de vivre incarnée. Au magasin des suicides, le ver est dans le fruit…

Film d'animation de Patrice Lecomte (France) - 1h25 - Sortie : 26 septembre   Lire la critique

Une animation justifiée
Transfuge de la bande-dessiné au cinéma depuis belle lurette, il n’est pas anachronique de voir Patrice Leconte réaliser son premier film d’animation. L’idée de donner cette forme à l’adaptation du « Magasin des suicides » de Jean Teulé est de plus excellente, et excitante, en phase avec le traitement sarcastique et plein d’humour noir poétique d’un sujet au demeurant grave : le suicide. Un projet que ne renierait certainement pas un Tim Burton.

Les lecteurs retrouveront sans ambages l’univers du roman dans la teneur des personnages et de scènes fameuses, alimentées des dialogues décalés de Jean Teulé. On regrettera toutefois la disparition de certaines, comme l’escamotage d’un des meilleurs moments du livre, où Marilyn, fille des commerçants nécrophiles, distribue des baisers de la mort aux candidats au suicide, jusqu’à ce qu’elle découvre l’amour. A la place, l’épisode d’une bande de chenapans qui découvrent les charmes de la jeune fille, et dont l’un d’eux va devenir l’élu de son cœur.


 

Dans le sens du poil
La fin du film ampute également toute l’ambiguïté de la résolution originelle, dans laquelle se trouvait tout le sens du roman et de la nature du petit trublion, venu empoisonner la vocation mortifère de ses parents, par sa gaité contagieuse. L’intervention de plusieurs chansons n’est pas en rupture avec le ton du livre, d’autant qu’elles sont plutôt réussies. Mais l’ensemble joue en faveur d’un côté édulcoré, comme pour ne pas perdre les jeunes spectateurs, face à un sujet qui pourrait effrayer et rebuter les parents.


 

Le principal atout demeure la très grande qualité graphique du film, signée Régis Vidal et Florian Thouret, passant constamment d’ambiances grises et glaciales à des atmosphères colorées et chaudes, avec des personnages parfaitement tournés. L’on n’est pas loin du génie d’un Sylvain Chomet (« Les Triplettes de Belleville », « L’Illusionniste »). Le rythme narratif manque toutefois de dynamisme, comme c’est parfois le cas chez Leconte. Ajouté au côté édulcoré du film, il n’y a pas de quoi se pendre dans ce « Magasin des suicides », même si l’on y prend plus que du déplaisir.


 

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