Rebelote : des intermittents à nouveau nus pour dire "non"

Par @Culturebox
Mis à jour le 13/06/2014 à 16H47, publié le 13/06/2014 à 16H00
Les comédiens, artistes du cirque et techniciens de huit compagnies invitées durant le festival de cirque et de théâtre de rue de Châlons se sont dénudés et allongés sur le parvis de la mairie pour former avec leur corps le mot "non"

Les comédiens, artistes du cirque et techniciens de huit compagnies invitées durant le festival de cirque et de théâtre de rue de Châlons se sont dénudés et allongés sur le parvis de la mairie pour former avec leur corps le mot "non"

© FRANCOIS NASCIMBENI / AFP

Cela devient une habitude, une trentaine d'artistes et techniciens intermittents du spectacle ont manifesté nus pour protester contre la réforme du régime d'indemnisation chômage, vendredi à Châlons-en-Champagne où se déroule la 25e édition du festival "Furies".

Ils récidivent. Les comédiens, artistes du cirque et techniciens de huit compagnies invitées durant le festival de cirque et de théâtre de rue de Châlons, se sont dénudés et allongés sur le parvis de la mairie pour former avec leur corps le mot "non". Ils s'étaient déjà dénudés  pour accueillir la ministre Aurélie Filippetti à Guise en Picardie le mardi 10 juin.
Des intermittents nus devant le Familistère de Guise (02) mardi

Des intermittents nus devant le Familistère de Guise (02) mardi

© PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD
"Nous demandons au gouvernement de ne pas agréer cet accord qui précarise encore plus les plus précaires d'entre nous", a expliqué à l'AFP Peggy Konck, la porte-parole des manifestants. "La signature de cet accord pose aux artistes beaucoup de questions sur la représentation syndicale", a-t-elle ajouté.

"Festival en lutte"

Le Medef et trois autres confédérations syndicales (CFDT, FO et CFTC) ont signé le 22 mars un accord sur une nouvelle convention d'assurance-chômage qui durcit notamment les règles d'indemnisation s'appliquant aux intermittents du spectacle. Une fois agréé, cet accord devrait entrer en vigueur le 1er juillet."

Depuis le début du festival qui a programmé une quinzaine de spectacles jusqu'à samedi, huit compagnies ont annulé ou modifié leur représentation au profit de performances et d'actions militantes auprès du public. La direction de "Furies" s'est rangée au côté des intermittents en se déclarant "festival en lutte" avec des débrayages de plusieurs heures par jour.

Vendredi, la CGT-Spectacle a adressé une lettre ouverte à François Hollande, lui demandant de ne pas agréer la nouvelle convention d'assurance-chômage sous peine de voir le mouvement de grève des intermittents s'étendre à toute la saison des festivals d'été.