Intermittents : la concertation bien engagée

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/07/2014 à 19H18
Manifestation d'intermittents masqués à Avignon, le 16 juillet 2014.

Manifestation d'intermittents masqués à Avignon, le 16 juillet 2014.

© Eric Sicard / Citizenside / AFP

La concertation mise en place par le gouvernement pour remettre à plat le régime des intermittents du spectacle est entrée jeudi "dans le coeur du sujet", avec une discussion sur l'architecture du régime d'assurance chômage, selon un des trois "sages" qui l'organisent, le député PS Jean-Patrick Gille.

Jeudi, "la réunion s'est bien passée"

"La réunion s'est bien passée, chacun a eu le temps de s'exprimer et les propositions du Comité de suivi sur l'intermittence (CGT et coordination des intermittents, employeurs du spectacle) ont été écoutées et actées", a indiqué le député d'Indre-et-Loire.

Le pool d'experts mis en place par la concertation, qui intégre des personnalités proposées par les intermittents comme le sociologue Mathieu Grégoire, va travailler sur plusieurs options présentées jeudi.
   
Une nouvelle réunion sur la "gouvernance" doit se tenir jeudi prochain avant une pause estivale et une reprise en septembre.
   
La CGT Spectacle veut maintenir la pression

"La question se pose d'actions et de débrayages éventuels le jeudi 24 juillet" (date de la prochaine réunion), a pour sa part indiqué le représentant de la CGT Spectacle Denis Gravouil.
   
Dans un communiqué, la CGT Spectacle souligne que "le Medef a exclu 'pour le moment' de modifier les paramètres de la nouvelle convention Unedic", et que "la CFDT et FO sont plus évasifs". "Cependant, aucun d'entre eux n'a quitté la table ronde qui abordait nos propositions alternatives", note le communiqué.
   
"Il est clair que nous devons maintenir la pression pour obtenir l'ouverture d'une vraie négociation", a ajouté Denis Gravouil. "Nous n'avons pas intérêt à quitter la table des discussions, où nos propositions sont enfin écoutées", a-t-il souligné.
   
Mercredi, la CGT Spectacle et les coordinations d'intermittents et précaires avaient exigé dans une "adresse à Monsieur Manuel Valls" un calendrier de "réelles négociations". Les intermittents du spectacle contestent la nouvelle convention chômage entrée en vigueur le 1er juillet, qui durcit leurs règles d'indemnisation.