Intermittents : chez Folimage les grévistes travaillent

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/06/2014 à 14H15, publié le 17/06/2014 à 12H08
Les intermittents manifestent le 16 juin 2014 à Marseille

Les intermittents manifestent le 16 juin 2014 à Marseille

© BORIS HORVAT / AFP

Alors que le mouvement des intermittents touche le spectacle vivant avec de nombreuses annulations de spectacle, dans la Drôme les dessinateurs et techniciens de Folimage ont répondu à l'appel à grève. Ils ont cependant continué à travailler, portant un brassard ou un tee shirt signifiant leur soutien aux grévistes. Folimage produit des films d'animation (actuellement "Tante Hilda").

Le mouvement de grève des intermittents du spectacle prend des formes variées, l'imagination n'étant pas le point faible de la profession. C'est ainsi qu'à côté des annulations de spectacles, des occupations et des manifestations, voici les grévistes au travail. Il s'agit du personnel de Folimage, le créateur de films d'animations installé dans la Drôme. Assis à leur table de travail, les techniciens et les dessinateurs ont décidé de se joindre au mouvement tout en continuant leur tâche. Tout en partageant les inquiétudes de la profession, ils estiment qu'un arrêt du travail mettrait en péril le projet sur lequel ils travaillent et, au delà, l'équilibre financier de l'entreprise. Ils portent donc des brassards ou des inscriptions signifiant leur participation à la grève. Ils ont même utilisé leur savoir-faire pour réaliser un court dessin animé défendant la cause.

Reportage : J. Jacquard / Th. Swiderski / I. Murat
Le mouvement de contestation de la nouvelle convention d'assurance chômage des intermittents du spectacle concerne des professionnels très divers. Comédiens, bien sûr, mais aussi machinistes, habilleuses, techniciens son ou lumière, décorateurs, metteurs en scènes, danseurs et chorégraphes... La liste est presque infinie. Quasiment tous les métiers qui entrent en piste pour la tenue d'un festival comme celui des Eurockéennes de Belfort les 4, 5 et 6 juillet sont concernés. La question se pose de la tenue effective de ces trois jours de musique. Les organisateurs et les intermittents ont tenu des assises au centre chorégraphique de la ville.

Reportage : S. Poirier / L. Brocard / Y. Faivre
Selon les intermittents, la nouvelle convention d'assurance chômage obligera un grand nombre d'entre eux à devoir renoncer à leur carrière dans les métiers du spectacle et réduira considérablement l'activité artistique française qui, l'exemple est souvent rappelé, emploie davantage de monde dans notre pays que le secteur automobile. Voici l'exemple de l'un d'entre eux. Il s'appelle Vincent Burlot. musicien et compositeur, il manifestait à Rennes aux côté d'autres intermittents du spectacle.

Reportage : S. Breton / B. Van Wassenhove /C. Pierret
Avec les festivals d'été et l'affluence touristique qu'ils générent, les intermittents disposent d'un puissant levier dans leur lutte contre la nouvelle loi fiscale les concernant. Au 17 juin, date de la rédaction de ces lignes, le gouvernement ne parait pas vouloir céder sous leur pression.